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Ma semaine télé du 16 au 22mars

Publié le 23 mars 2015 par Corboland78

« Dans les années 1951 ou 1952, Peter Brook a tourné pour la télévision américaine un King Lear avec Orson Welles dans le rôle principal. Mais ces émissions étaient diffusées sans aucun support et rien ne pouvait être conservé. Il se trouve que le King Lear de Brook a été filmé. En d’autres termes, là aussi, quelqu’un a filmé l’écran de télévision au moment où le film était programmé. C’est maintenant une pièce maîtresse du musée de la Télévision à New York. » Jean-Claude Carrière et Umberto Eco « N’espérez pas vous débarrasser des livres »

Lundi sur ARTE bien sûr, puisque on pouvait y voir Quai des Orfèvres, le film d’Henri-Georges Clouzot

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(1947), chef-d’œuvre du cinéma français. Louis Jouvet, Bernard Blier, Suzy Delair, j’arrête là, tant la liste des acteurs devenus connus est longue. Un pur régal en Noir&Blanc, dans le milieu du music-hall avec producteur libidineux, meurtre et jalousie. Excellente soirée, cela va de soi.

Mardi sur TF1 retour de la série Unforgettable. J’avais bien aimé la saison 1 et son enquêtrice dotée d’une mémoire d’éléphant mais cet angle intéressant s’essouffle rapidement et aujourd’hui la saison 3 tourne en rond. Ca se regarde mais on oublie tout aussi vite. Un comble ?

Jeudi soir sur France5 littérature. D’abord avec La Grande Librairie et son émission spéciale consacrée à Philip Roth, le grand écrivain américain qui a décidé d’arrêter d’écrire en octobre 2012. Ensuite, Duels, au programme ce soir, la rivalité entre Gallimard et Grasset et leur position durant la Guerre… excellente vue générale sur ces deux mastodontes de l’édition en France. Une très bonne soirée.

Le vendredi sur M6, comme un médicament pris à date fixe, Elementary, la série avec un Sherlock Holmes moderne et un Watson féminin. Le tandem devenu trio semble tisser des liens durables…

Samedi j’ai certainement battu mon record de temps passé devant un écran de télé mais je ne le regrette pas, car cette ultime journée de rugby comptant pour le Tournoi des VI Nations s’est achevée en feux d’artifices !

Ca débute dès après le déjeuner par Italie/Pays de Galles. Nos amis transalpins avaient retrouvé des couleurs, tenant la dragée haute aux Gallois,  mais pour une mi-temps seulement car après la pause, la déferlante (la grande marée ?) rouge s’est abattue sur eux en une avalanche d’essais. Les Italiens sortent du tournoi, explosés, battus 61-20 !

Ce néanmoins beau match se continue par Ecosse/Irlande qui ne le sera pas moins. Une rencontre ouverte où les deux équipes jouent à la main, on se régale et si personne n’est dupe de la supériorité des Verts, nous rendrons hommage aux Ecossais qui se dépensent sans compter (ce qui n’est pas un mince exploit) avant de s’incliner 40-10.

Après ces deux merveilleux moments de rugby qui pouvait imaginer que nous n’en étions qu’aux amuse-gueule ? Angleterre/France tiendra du petit délire. Des Bleus méconnaissables, enfin brillants et sachant hisser leur niveau de jeu, face à des Blancs animés d’une rage de vaincre motivée par une victoire finale dans le tournoi si leur score est supérieur à 26 points contre les Français ! Match énorme des deux équipes, ça attaque des deux côtés, les essais des uns répondent à ceux des autres, une extraordinaire apothéose. Nos gars s’inclinent, sévèrement battus 55-35 certes, mais ils n’ont pas à rougir pour une fois, quant aux Anglais, malgré tous leurs efforts ils ne parviendront pas à supplanter l’Irlande qui finalement remportera le Tournoi. Une journée de rugby mémorable et épuisante…. Pour tout le monde.

Dimanche, après quelques instants pour avoir la tendance sur les résultats électoraux, j’abandonne vite fait les chaines d’infos pour terminer cette semaine comme je l’avais débutée, en Noir&Blanc sur ARTE avec Classe tous risques, le film de Claude Sautet (1960). Un de ces bons polars d’autrefois, avec Jean-Paul Belmondo et Lino Ventura, qui me ferait dire – si je ne me retenais – que c’était mieux avant…

Grosse semaine de télévision, il y avait la quantité mais la qualité n’était pas absente pour autant. S’il en reste en stock, j’en reprendrai bien dès que possible.  


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