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UNION EUROPÉENNE VS GRECE. Athènes ne se laissera pas «terroriser» par l’UE

Publié le 08 juin 2015 par Menye Alain
 Yanis Varoufakis

Yanis Varoufakis

La Grèce, par la voix de son ministre des Finances, s’est dit dimanche déterminée à rejeter les propositions de l’UE pour éviter un défaut de paiement.

La Grèce est décidée à rejeter les dernières propositions de l’Union européenne pour lui éviter un défaut de paiement, ont indiqué dimanche deux ministres, dont celui des Finances, Yanis Varoufakis, pour qui Athènes ne se laissera pas «terroriser». «C’était un geste agressif destiné à terroriser le gouvernement (…) sans comprendre que ce gouvernement grec ne peut pas être terrorisé», a lancé Yanis Varoufakis au quotidien Proto Thema.

La Commission européenne a présenté au cours de la semaine écoulée à Athènes un document de cinq pages de mesures d’économies comportant notamment une hausse de la TVA, et des coupes dans les salaires et pensions des fonctionnaires. Le Premier ministre, Alexis Tsipras, avait déjà qualifié vendredi les propositions européennes d«’absurdes» et avait expliqué qu’Athènes n’accepterait pas un accord qui n’inclurait pas une restructuration de la dette abyssale du pays.

Report du remboursement

«Le document présenté au Premier ministre est à la limite de l’insulte», a ajouté M. Varoufakis. «Nous avons besoin de réformes, de restructuration de la dette et d’investissement (…) si nous n’avons pas les trois ensemble nous ne signerons pas», a averti le ministre des Finances.

Athènes a reporté le remboursement de 300 millions d’euros dus la semaine dernière au FMI et décidé de verser les quatre échéances restantes en une seule fois à la fin du mois. Il lui faut donc trouver 1,6 milliard d’euros en trois semaines, ce qui doit passer par un accord avec ses créanciers : UE et FMI.

Si la Grèce ne peut honorer ces paiements avant le 30 juin, elle sera en défaut de paiement, avec la menace d’une sortie de la zone euro. Athènes, le FMI et l’Union européenne s’opposent depuis des semaines sur un plan de réformes d’austérité, qui conditionne le déblocage de 7,2 milliards d’euros restant à verser depuis l’automne 2014, dans le cadre du plan d’assistance internationale mis en oeuvre en 2010.

Et toc !


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