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Mais Jenny sauve la production

Publié le 16 juin 2017 par Sambuca

Je n’ai pas de mâle. Et pourtant le 14 juin on peut voir que presque toutes les fleurs, aussi bien celles de deliciosa que celles de melanandra ont été fécondées.

Le miracle est dû à Actinidia deliciosa ‘Jenny’, un actinidia autofertile. On en trouve 3 dans le commerce, Jenny, Solo et Solissimo. Jenny et Solissimo ont des fruits de belle taille. Je déconseille Solo, ses fruits sont nombreux mais très petits, pas terribles au goût, et à maturité très tardive en hiver donc ils risquent de geler.

Pourquoi Jenny est-il autofertile ? Les vendeurs vous disent qu’il est hermaphrodite car il porte des fleurs mâles et des fleurs femelles. C’est un non-sens botanique. Soit il est hermaphrodite car toutes ses fleurs sont hermaphrodites, soit il est monoïque avec des fleurs mâles et des fleurs femelles.

Vous remarquerez que les fleurs d’Actinidia quel que soit le sexe possèdent un ovaire et des étamines. Il suffit que ces éléments deviennent tous fertiles pour obtenir des fleurs hermaphrodites.  Il semble qu’il existe des pieds mâles qui portent un petit nombre de fleurs femelles. Evidemment leur production doit être faible.

Mais si on regarde bien une fleur femelle, il suffit que les étamines ne soient plus stériles et c’est bien ce qui se passe avec Jenny. Je vais le démontrer.

Je n’ai jamais vu, absolument jamais, une fleur mâle sur Jenny. Mais ses fleurs d’aspect typiquement femelles ont des détails qui prouvent qu’elles sont hermaphrodites.

Les étamines ne sont pas rangées sagement en couronne mais se disposent de façon plus touffue, se mélangeant aux pistils :

1 actinidia jenny veneux 31 mai 2017 010.jpg

On peut voir les grains de pollen blancs qui s’échappent des étamines et se répandent sur les pistils :

2 actinidia jenny stigmate pollen veneux 31 mai 2017 023.jpg

3 actinidia jenny pollen veneux 31 mai 2017 021.jpg

J’ai obtenu confirmation (était-ce nécessaire ?) sur un site un peu plus sérieux en botanique que les pépinières :

https://link.springer.com/article/10.1023/A:1018398924819

Et ces étamines fertiles de ces fleurs d’apparence femelle ont assuré la fécondation de presque toutes les fleurs de Jenny, deliciosa et melanandra.

Jeunes fruits en formation de deliciosa le 14 juin :

actinidia jenny veneux 14 juin 2017 001 (1).jpg

actinidia jenny veneux 14 juin 2017 001 (2).jpg

actinidia jenny veneux 14 juin 2017 001 (4).jpg

actinidia jenny veneux 14 juin 2017 001 (5).jpg

actinidia jenny veneux 14 juin 2017 008.jpg

Jeunes fruits de melanandra le 14 juin :

actinidia melanandra veneux 14 juin 2017 007.jpg

actinidia melanandra veneux 14 juin 2017 009 (1).jpg

actinidia melanandra veneux 14 juin 2017 009 (2).jpg

actinidia melanandra veneux 14 juin 2017 009 (3).jpg

actinidia melanandra veneux 14 juin 2017 009 (4).jpg

actinidia melanandra veneux 14 juin 2017 009 (5).jpg

Je n’ai pas de mâle. Et pourtant le 14 juin on peut voir que presque toutes les fleurs, aussi bien celles de deliciosa que celles de melanandra ont été fécondées.

Le miracle est dû à Actinidia deliciosa ‘Jenny’, un actinidia autofertile. On en trouve 3 dans le commerce, Jenny, Solo et Solissimo. Jenny et Solissimo ont des fruits de belle taille. Je déconseille Solo, ses fruits sont nombreux mais très petits, pas terribles au goût, et à maturité très tardive en hiver donc ils risquent de geler.

Pourquoi Jenny est-il autofertile ? Les vendeurs vous disent qu’il est hermaphrodite car il porte des fleurs mâles et des fleurs femelles. C’est un non-sens botanique. Soit il est hermaphrodite car toutes ses fleurs sont hermaphrodites, soit il est monoïque avec des fleurs mâles et des fleurs femelles.

Vous remarquerez que les fleurs d’Actinidia quel que soit le sexe possèdent un ovaire et des étamines. Il suffit que ces éléments deviennent tous fertiles pour obtenir des fleurs hermaphrodites.  Il semble qu’il existe des pieds mâles qui portent un petit nombre de fleurs femelles. Evidemment leur production doit être faible.

Mais si on regarde bien une fleur femelle, il suffit que les étamines ne soient plus stériles et c’est bien ce qui se passe avec Jenny. Je vais le démontrer.

Je n’ai jamais vu, absolument jamais, une fleur mâle sur Jenny. Mais ses fleurs d’aspect typiquement femelles ont des détails qui prouvent qu’elles sont hermaphrodites.

Les étamines ne sont pas rangées sagement en couronne mais se disposent de façon plus touffue, se mélangeant aux pistils :

1 actinidia jenny veneux 31 mai 2017 010.jpg

On peut voir les grains de pollen blancs qui s’échappent des étamines et se répandent sur les pistils :

2 actinidia jenny stigmate pollen veneux 31 mai 2017 023.jpg

3 actinidia jenny pollen veneux 31 mai 2017 021.jpg

J’ai obtenu confirmation (était-ce nécessaire ?) sur un site un peu plus sérieux en botanique que les pépinières :

https://link.springer.com/article/10.1023/A:1018398924819

Et ces étamines fertiles de ces fleurs d’apparence femelle ont assuré la fécondation de presque toutes les fleurs de Jenny, deliciosa et melanandra.

Jeunes fruits en formation de deliciosa le 14 juin :

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Jeunes fruits de melanandra le 14 juin :

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