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Rapport d’un téléspectateur ordinaire

Publié le 14 juin 2018 par Legraoully @legraoully

Rapport d’un téléspectateur ordinaireMercredi 13 juin, 20h30. Combien de fois ne me suis-je pas moqué, tel le clochard de Graeme Allwright, des pauvres travailleurs abrutis par une journée de travail qui ne trouvaient rien de mieux à faire que de s’affaler devant la télé ! Je me retrouve pourtant ce soir dans la même situation : épuisé d’avoir trimé sur des projets d’envergure sous une chaleur certaine (la vie d’artiste n’est pas moins sudoripare que celle du prolo), je me suis écroulé devant TMC pour attendre Burger Quiz, un rendez-vous auquel je suis resté fidèle depuis l’adolescence – ce fut même un des rares bons souvenirs que me laissa cette période.

En attendant, donc, je me farcis la dernière parte de Quotidien  sur laquelle je ne ferai pas de longs commentaires, même si je reconnais que Yann Barthès semble avoir beaucoup mûri et ne plus avoir tout à fait le ton qui me le rendait insupportable quand il officiait sur Canal. Je signalerai juste que j’ignorais jusqu’à l’existence de Moha la Squale avant de le voir sur ce plateau et que sa prestation ne me donne guère envie de creuser plus avant, pas plus d’ailleurs que les extraits de ses chansons, le tout me laissant une impression de banalité affligeante ; et on dit que c’est ça le nouveau phénomène du rap français ? Ça sent l’arnaque commerciale à plein nez… Pour le reste, j’ai constaté que Kim Kardashian était une grosse conne et que le match France 98-FIFA de mardi dernier était une pantalonnade (qu’est-ce que Usain Bolt venait faire là-dedans ?), mais ça, je m’en doutais déjà un peu avant.

21 heures et quart, Burger Quiz commence enfin. Je suis ravi par la présence d’Alexandre Astier, digne héritier des Nuls, et un peu plus surpris par celle de Benjamin Biolay mais je reconnais que ce dernier peut être intéressant à écouter… Quand il ne chante pas ! Depuis qu’Alain Chabat a relancé son jeu déconnant, on a pris l’habitude d’avoir droit, le mercredi soir, à deux épisodes inédits qui se suivent sagement comme des enfants bien élevés attendent leur tour pour se laver les mains avant de passer à table. Mais ce soir-là, la programmation fut quelque peu bouleversée : magie du différé, étant donné que l’avant-dernière épreuve, « l’addition », a duré trop longtemps dans la première émission, ils ont coupé cette dernière pour enchaîner directement sur la seconde et ne reprendre la fin de la première qu’après avoir diffusé entièrement la seconde – vous suivez ?

Bref, les émissions se sont chevauchées au lieu de simplement se suivre : il faut du talent pour transformer un inconvénient en prétexte à innover et il faut s’appeler Chabat pour oser dynamiter les « codes » du petit écran. Vous l’avez compris, j’ai trouvé ça génial même si j’avoue que, sur le coup, je n’ai pas pu m’empêcher d’éprouver la petite angoisse qui me vient à chaque fois que la routine est perturbée (c’est peut-être un des effets de mon concubinage forcé avec monsieur Asperger) : je suis pourtant bien placé pour savoir que la routine est un tue-l’humour de première ! C’est à se demander si je suis vraiment fait pour être humoriste…

Rapport d’un téléspectateur ordinaire


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