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[#rl2018] le silence du moteur, roman d'olivier lebé

Publié le 01 août 2018 par Tilly

Allary Éditions, août 2018, 171 pages,lien 17 euros 90

en 4è de couverture : « Notre itinérance a commencé il y a quelques semaines. Romy venait d’être admise dans un hôpital de jour.  Une nouvelle équipe, une nouvelle approche. Une de plus. – Qu’est-ce que tu fais de tes journées, papa ?  – Rien. Je roule sur l’autoroute en attendant de venir te chercher. – Emmène-moi. » Un père et sa fille adolescente. Ils sont français, installés à Los Angeles. Elle est malade, « borderline » ; il a perdu sa passion pour la musique. Ensemble, du matin au soir, ils roulent sans destination sur les freeways. Au bout de l’errance, sauront-ils renouer avec la vie ? Dans une très belle langue, à la fois précise et musicale, l’auteur retrace une forme de disparition, d’exténuation, prélude à une liberté nouvelle. Un roman lumineux, délibérément optimiste.
À peine avait-il reçu à Paris le prix du Premier roman 2013 pour son Repulse Bay inspiré par Hong-Kong, qu’Olivier Lebé repartait pour la Californie.
Pas étonnant que Los Angeles soit cette fois le décor (et plus) de ce second très émouvant roman.
Dans Le silence du moteur, Pierre Delaire, le narrateur, est un français qui y vit depuis sept ans, séparé de sa femme américaine Celia, pour rester près de sa fille Romy, quinze ans.

Ça commence comme un road-movie hypnotique au but étrange.
Tous les jours depuis des semaines, le père et sa fille suicidaire roulent dès l’aube dans une vieille jaguar sur les freeways autour de LA, aux portes du désert, et reviennent chaque soir en ville à leur point de départ.
C’est lui qui raconte, qui se raconte.


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