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Franca Mancinelli | [Parfois c’est un bref signal]

Publié le 13 août 2018 par Angèle Paoli

[A VOLTE UN BREVE ANNUNCIO] A volte un breve annuncio ricorda la linea gialla, a volte è soltanto un rumore che si avvicina. La fenditura che si apre dev'essere arginata subito con le mani che si aggrappano a qualcosa, gli occhi chiusi. Ci si stringe alla panca, agli oggetti che si hanno con sé, fino a che il treno trascorre al nostro fianco. Con il tremore di qualcosa di enorme, per cui dobbiamo ancora aspettare.Franca Mancinelli, [PARFOIS C'EST UN BREF SIGNAL] P arfois c'est un bref signal qui remet en mémoire la ligne jaune, parfois c'est juste un bruit qui se rapproche. La fissure qui s'ouvre doit être tout aussitôt endiguée par les mains qui s'agrippent à quelque chose, en fermant les yeux. On se tient à la banquette, on serre les objets que l'on a avec soi, jusqu'à ce que le train nous frôle. Avec la trépidation de quelque chose d'énorme, qui nous oblige à devoir encore attendre. Traduction inédite d'Angèle Paoli
Viaggio senza sapere cosa mi porta a te. So che stai andando oltre i confini del foglio, dei campi coltivati. È il tuo modo di venirmi incontro: come un'acqua in cammino, diramando. Guardando dal finestrino, ti ho letto nel viso finché c'era luce.
Libretto di transito, Amos Edizioni, Collana A27 poesia, 2018, pp. 14, 15, 16.
Je voyage sans savoir ce qui me pousse vers toi. Je sais que tu es en route au-delà des confins de la page, par-delà les champs. C'est ta façon à toi de venir à ma rencontre : comme une eau qui suit son cours, d'un jaillissement. En regardant par la vitre, j'ai lu dans ton visage tant qu'il a fait jour.
Franca Mancinelli  |  [Parfois c’est un bref signal]
Les choses que tu as oublié de prendre avec toi. Abandonnées dans les compartiments des trains, ou qui ont glissé des sièges des bus. D'un coup elles te rejoignent en pressant l'angle dur de leur absence, comme si elles traversaient une zone plus cristalline du regard.
Le cose che hai scordato di portare con te. Lasciate negli scompartimenti dei treni, scivolate dai sedili degli autobus. A un tratto ti raggiungono premendo l'angolo duro della loro assenza, come attraversando una zona più limpida dello sguardo.


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