Magazine Journal intime

Confinement - 27 mars 2020

Publié le 27 mars 2020 par Anned

Je m'efforcerai d'être devant ma télévision tout à l'heure.

Tout est très bien dit dans cet article de La Croix, il n'y a pas lieu de rajouter quoi que ce soit.

Pas tout, non, cependant. Sur cette question des indulgences, décidément, notre Eglise n'apprend pas de ses erreurs. Comment croire que certains parmi nous, pauvres humains tous cardinaux qu'ils soient (voir le cataclysme de révélations qui avait notamment précédé le Carême 2019...) peuvent règlementer l'accès au Salut et se faire les douaniers de l'Amour de Dieu ?

J'ai cherché sur le site du Vatican. J'ai même trouvé que le temps passé à lire la Bible devait entre en ligne de compte pour avoir ses péchés pardonnés. 30 minutes, il paraît.

On est toujours et sans changement, dans l'infantilisation des croyants et la diffusion de fausses images de Dieu. Et l'on voit (encore) des personnes rechercher la bénédiction d'un évêque. Parce qu'elle est plus "forte" que celle d'un prêtre, ou que la prière d'un proche ou d'une communauté ? On voit aussi des personnes, prêtre ou évêque même, oser mettre Dieu à l'épreuve, et ainsi laisser par exemple entendre qu'une hostie, parce qu'elle est consacrée, ne serait pas contaminante, sans compter les appels implicites dérangeants à la désobéissance aux lois humaines. (Heureusement, certains se montrent à la hauteur de leurs responsabilités.)

En attendant, les protestants, avec qui les catholiques romains ont pourtant signé une déclaration commune sur la "justification" (à comprendre selon son sens théologique) par la foi sont consternés. On le serait à moins.

Moi qui suis plus François que Benoît, je remarque que le Pape actuel a toujours semblé éviter autant que possible la question des indulgences. C'est d'ailleurs un cardinal de la Curie qui en parle aux médias. Je me console comme je peux.

Car finalement, ce dont il est question avec ces indulgences, c'est de "l'accès" au Paradis de ceux qui n'auront pu décéder munis des sacrements comme on dit, formule horrible et ridicule pour qualifier encore et toujours une forme de pensée magique et de douane pastorale.

Ni partir, ni se taire. C'est plus que jamais ma devise face à tout ce qui me choque dans mon Eglise. Ca ne semble jamais devoir finir !

Autistiquement vôtre,

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