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Vincent Rif

Publié le 16 avril 2008 par Darkinichou

Vincent Rif Le potentiel de création de Vincent RIF est énorme. Il arrive en effet, grâce à un trait sincère et direct, à transposer ses idées les plus folles tirées d'une imagination extraordinaire, en quelques coups de crayon. Illustrateur pour, notamment, les éditions Milan, Amnesty International ou encore pour l'Echo, la notoriété de celui-çi n'est que grandissante.
Quand, pour je ne sais quelle raison, on te demande ton métier, que réponds-tu ? Dessinateur, illustrateur, artiste ?
Aucun des trois et un peu du premier. Je réponds que je suis dessinateur de presse quotidienne. J'ai une très grande admiration pour les illustrateurs qui peuvent passer une journée ou voire une semaine entière pour produire une seule image. Ce sont de véritables artistes. Outre leur beauté, ces images ont une durée de vie beaucoup plus longue que les miennes. Le dessin de presse doit être lu le plus tôt possible après l'événement qu'il illustre. Deux jours après, il a déjà perdu la moitié de sa force. Un an après, un dessin d'actualité devient presque incompréhensible.
Je fais aussi un peu d'illustration pour l'édition jeunesse. Ce sont des petits dessins destinés à orner des textes. C'est très différent du dessin de presse qui, lui, est tout seul, comme une chronique. Souvent je regrette d'avoir le nez trop dans le guidon de l'actualité pour en faire des œuvres belles et intemporelles comme Sempé ou Voutch.
Fais-tu ce que, petit, tu voulais être ?
Oui, et cela m'étonne. Parfois, je suis penché sur ma feuille, j'entends le feutre crisser sur la feuille de papier et j'ai une larme de bonheur. Ok, je caricature un peu.
Mon père lisait beaucoup la presse. Gamin, j'aimais comme lui feuilleter les journaux et j'admirais les dessins d'humour. Quand mes parents ont refusé que je fasse des études de bande dessinée (cela existe), j'ai choisi le journalisme en espérant devenir dessinateur de presse (sans le dire à mes parents). Mais j'ai toujours eu conscience du fait que les places sont hyper rares dans ce domaine. J'ai croisé les doigts et j'ai eu de la chance.
En tant qu'illustrateur d'actualité, tu dois forcément être proche de la presse écrite. Mais avec tous ces nouveaux médias que sont internet, les gsm, etc. penses-tu que les journaux 'papiers', les livres et la bd ont un avenir (question profonde huhu^^) ?
J'ai du mal à imaginer un monde sans livre, sans journal ou sans BD sous un format papier. Ce serait un… cauchemar ! J'ai besoin d'avoir un contact physique avec ces média papier. Il m'arrive de craquer dans une librairie sur un bouquin simplement parce que la texture du papier ou son format est original.
Non, je ne crois pas que le web va tuer l'édition. Malgré le cinéma, les DVD, la télévision, les jeux vidéo en 2D, les gens continuent à lire des romans. Un bon roman ou une bonne BD sont des expériences fabuleuses et irremplaçables.
Quel est ton pire cauchemar, professionnellement parlant ?

Mon pire cauchemar ? Dessiner sans avoir accès à internet. Internet me permet d'avoir les informations les plus fraîches possibles et c'est aussi une source de documentation complète et ultra rapide. Récemment, je devais faire un dessin sur les grands politiques historiques. En deux minutes, j'ai les textes exacts de JFK et De Gaulle, mais aussi leur photo pour faire leur caricatures. Souvent je me demande comment faisaient les dessinateurs de presse avant l'arrivée d'internet.
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