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Des impôts, pour faire quoi ?

Publié le 12 janvier 2024 par Observatoiredumensonge

Les impôts, on ne voudrait pas en payer et pourtant, ils sont nécessaires. Car comment fonctionneraient les services de l’État et des collectivités, si les citoyens ne contribuaient pas au coût de ces ministères ?
Mais s’il est normal de payer des impôts, on souhaite que ceux-ci soient mieux employés et plus équitables. Surtout, on ne veut pas payer pour nourrir tous ceux qui sèment ou qui entretiennent le chaos et qui nous amènent vers une dissolution de la France. Et on ne voudrait plus maintenir les privilèges inconsidérés et exorbitants dont bénéficient encore quelques anciens serviteurs de la France. Si l’on agrège l’ensemble des dépenses des onze Premiers ministres « retraités » cela nous a coûté 1 055 526 € en 2022, dont 918 133 € de dépenses de personnel et 137 393 € de dépenses automobiles… Ainsi, Élisabeth Borne, notre ancienne Première ministre, peut exiger de bénéficier, à vie, d’un véhicule de fonction avec chauffeur – avec prise en charge par l’État des frais afférents -, et d’un secrétaire particulier, mais seulement pendant dix ans… Notre pays est beaucoup trop généreux envers tous ceux-là et nombreux autres. Qui ne méritent aucunement de telles faveurs. Trop coûteuses ! Sans parler des cabinets fantômes ou de McKinsey, très prisés par Macron et qui nous ont coûté des fortunes. Les Français veulent bien payer, mais ils ne sont pas des contributeurs compulsifs ! 

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Et les taxes diverses et variées ? Selon la Cour des comptes, la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) rapporte 102,1 milliards d’euros, soit environ un tiers des recettes fiscales nettes et la taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques (TICPE) 17,9 milliards d’euros ! Au total, ces taxes rapportent plus que l’impôt sur le revenu, 86,8 milliards d’euros… Quant à l’impôt sur les sociétés, il se monte à 58,9 milliards d’euros… Il faut savoir que sur 1 000 € d’argent récolté, plus de la moitié est consacrée à la protection sociale, soit pour les retraites (262 €), la Santé (195 €), les allocations familiales (41 €), le chômage (33 €) ou l’aide au logement (15 €). Il est également opportun de savoir que les ménages qui déclarent des revenus supérieurs à plus de 50 000 € ont supporté l’an passé 70,4 % de la charge globale de l’impôt. Ces foyers représentent 10,2 % des foyers fiscaux… Quant aux habitants des déserts territoriaux qui n’ont plus de services publics, mais qui payent les mêmes taxes et les mêmes impôts que les autres, sont-ils heureux de débourser pour moins de services, moins de transports, moins de sécurité ? 

Entre les prélèvements obligatoires, les taxes diverses et les verbalisations intempestives qu’ils subissent – un véritable matraquage -, les Français se rendent bien compte que, non seulement, les impôts sont injustement répartis, mais qu’ils sont excessivement élevés. En 2021, la part de tous ces prélèvements représentait 45,2 % du PIB, ce qui plaçait la France au second rang des 38 pays de l’OCDE où l’on paye le plus d’impôts, juste derrière le Danemark… Aujourd’hui, on frôle probablement les 47 % du PIB… Si, au moins, les services de l’État étaient suffisamment performants, l’effort serait supportable et pourrait se justifier ; malheureusement, on constate, au fil des ans, que ces services se dégradent de plus en plus. On n’en a pas pour son argent ! Rien ne va plus, la confiance s’effrite et on doit se rendre à l’évidence : nos impôts servent surtout à payer les inepties de nos gouvernants. La plus aberrante de ces incongruités est bien identifiée : l’immigration ! L’immigration (légale) nous coûte, selon la Cour des comptes, 6,57 milliards d’euros, soit, 23 754 € par tête de pipe, alors que dans le même temps, l’État dépense, en mesure sociale pour chaque citoyen, 11 393 €… Donc, un citoyen français coûte deux fois moins cher qu’un immigré… Quant à l’immigration illégale, son coût varie tellement d’une étude à l’autre que l’on ne saura jamais ce qu’elle nous coûte exactement. 

Les incohérences de notre système d’imposition apportent un éclairage singulier sur l’économie française, car elles prouvent, contrairement aux allégations perpétuellement entretenues, que notre pays ne vit pas dans une économie libérale, mais sous un régime socialiste où une pléthore de hauts fonctionnaires, majoritairement socialos anarchistes ou, au mieux, gauchistes, contrôle toute la vie économique et sociale.
À nos dépens !

Claude Picard


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