L’auteur du larcin, un homme de 32 ans, prend la fuite dans les rues du Ier arrondissement avant d’être rattrapé par des passants témoins de la scène. Ces derniers ne se contentent pas de l’immobiliser, ils le frappent. Plus exactement, ils le rouent de coups. Rapidement, la police intervient, interpelle le voleur et retrouve la chaîne en or, comme l’indique le média en ligne consacré à l’actualité police-justice et aux faits divers. L’objet du vol est retrouvé, l’auteur arrêté, c’est un bon début.
Une Justice ferme pour les justiciers…
La victime s’en sort bien, ce ne sera peut-être pas le cas de ceux qui ont permis cela. Les passants, auteurs d’une intervention musclée, pourraient être poursuivis par le parquet pour coups et blessures volontaires (ce ne serait pas une première). Des faits passibles de 1.500 à 45.000 euros d’amende et de 3 ans d’emprisonnement.
Rien que ça !
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En démocratie, les citoyens ne sont pas censés se faire justice eux-mêmes. Pour beaucoup, cela semble pourtant de plus en plus tentant, comme l’explique Pierre-Marie Sève, directeur de l’Institut pour la justice, à BV : « Je ne pense pas que ce soit une bonne nouvelle, mais c’est légitime. À partir du moment où les citoyens ont l’impression que l’État ne leur rend plus assez, voire plus du tout, justice, il me semble logique qu’ils aient envie de la faire eux-mêmes. »
La perte de confiance ferait naître des justiciers. Rappelons que le 30 novembre dernier, CNews publiait un sondage réalisé par l’Institut CSA sur la justice. À la question : « Faites-vous confiance à la Justice française ? », 51 % des personnes interrogées répondaient « non ». Le même jour, un sondage Elabe pour BFM TV annonçait que 87 % des Français estimaient que la justice était « trop laxiste ».
… et souple avec les délinquants