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Bas-de-plafond !

Publié le 26 juillet 2024 par Observatoiredumensonge

Le fameux plafond de verre, dont le Rassemblement national serait victime, n’est qu’un leurre. Qui a été inventé par François Mitterrand pour faire oublier ses propres turpitudes et ses amitiés douteuses pendant la période de la collaboration. Et pour nous faire croire que le Front national, ex-RN, fondé par Jean-Marie Le Pen en 1972, était truffé d’anciens collabos, de racistes, de xénophobes et d’antirépublicains. Si ce parti était si peu recommandable parce que contraire aux valeurs républicaines, pourquoi n’a-t-il jamais été dissous ? Ne servait-il pas de faire-valoir à la gauche chaque fois qu’elle voulait se refaire une santé ? Cette même gauche continue à nous rejouer la symphonie du plafond de verre contre le RN. Avec la caution de tous les traîtres et les lâches de droite et du centre, qui courbent l’échine face à la morale gauchiste, disons plutôt moraline, très en vogue dans les médias et dans la plupart des institutions culturelles subventionnées. 

Si tous les judas de gauche et de droite font encore, à ce jour, échouer l’accession du RN au pouvoir, ils ne peuvent pas empêcher sa progression.
Malgré tous leurs stratagèmes ! La poussée régulière des scores du RN à toutes les élections est assez spectaculaire. Sa présence au deuxième tour de la prochaine élection présidentielle est définitivement actée et sa victoire reste envisageable, alors que, actuellement, aucun autre candidat de gauche ne peut prétendre à cette situation. Et ce ne sont pas les postures « anti-fascistes » des gauchos de service qui vont changer la donne. D’autant que ses postures sont particulièrement douteuses de la part de ceux qui, à longueur de jour, insultent des millions d’électeurs, refusent une poignée de main à des élus, hurlent pour un oui, pour un non, dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale et qui s’acoquinent avec des islamogauchistes. Le moins que l’on puisse dire, c’est que ce sont eux, les gauchistes, qui ne sont pas républicains.

Pour les gauchistes, la période de la collaboration est une référence à leur « anti-fascisme » ; pourquoi pas ? Encore faut-il ne rien oublier ! Mitterrand, ex-président de la République et personnage emblématique de la gauche, n’a-t-il pas été décoré de la francisque au printemps 1943 ? Pour obtenir cette haute distinction du régime de Vichy, il fallait être parrainé. En l’occurrence, pour Mitterrand, deux anciens cagoulards, Simon Arbellot et un membre du cabinet du Maréchal Pétain, Gabriel Jeantet – excusez du peu – s’en chargeront. Et un formulaire doit être rempli en précisant : « Je fais don de ma personne au maréchal Pétain, comme il a fait don de la sienne à la France. Je m’engage à servir ses disciples et à rester fidèle à sa personne et à son œuvre« … D’autre part, n’a-t-il pas, ce même Mitterrand, publié un article, en décembre 1942, dans le périodique doctrinal du régime « France, revue de l’État nouveau » ? Certes, l’article ne fait pas l’éloge de Pétain, mais il le place dans le sommaire à côté de la signature du Maréchal. Pendant toute cette période de collaboration, on retrouve beaucoup d’anciens socialistes à des postes clés. Et le Parti communiste ? S’il n’a pas collaboré, il a néanmoins négocié, avec l’occupant nazi, la reparution de son journal « L’Humanité » en juin 1940. Il n’entre pleinement en résistance qu’un an plus tard, au moment de l’attaque de l’URSS par Hitler, alors que depuis 1939, il était tenu à une certaine neutralité à cause du pacte Germano-soviétique (*). 

Tout cela fait un peu désordre et avant d’accuser les autres de fachos, il serait bon de tourner sa langue sept fois dans sa bouche.
Comme un certain Manuel Bompard qui, lui, se comporte en vrai facho en déclarant, à propos des postes non attribués au RN à l’Assemblée nationale : « je ne suis pas choqué et c’est une bonne chose« … Pour ce parfait « démocrate« , le fait qu’un parti qui rassemble, avec ses alliés, 11 millions de voix, soit exclu des postes à responsabilité, est tout à fait normal et souhaitable…
Pourtant, le RN est officiellement répertorié dans toutes les instances de l’Assemblée nationale et, comme les autres, il va recevoir des subsides de la République française. Pour ce parti « anti-républicain« , ces aides publiques, au prorata du nombre de voix et du nombre d’élus, vont s’élever aux alentours des 15 millions d’euros par an… LFI, le parti de Manuel Bompard, touchera à peu près la moitié… 

Claude Picard


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(*) Toutes ces informations, concernant la période de la collaboration, sont facilement accessibles en quelques clics sur internet et elles sont toutes référencées et sourcées sans aucune ambiguïté. 

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