VON-DER-LEYEN, INSENSIBLE À LA JUSTICE…
Avant de parler de vent de justice qui soudainement soufflerait sur l’Europe, il convient de rester prudent, il s’agit juste d’une petite brise pour le moment. Rappelons que ce verdict fait suite à une plainte déposée par la journaliste du New York Time, Matina Stevis, qui demandait, au nom du droit d’accès aux documents publics, de consulter ces échanges. Elle avait subi une fin de non-recevoir de la kommandantur européenne. C’est aussi pour cette raison qu’il n’y a pas de quoi se réjouir outre mesure, tant la princesse Ursula nous a habitués à se moquer des décisions de justice à son encontre et s’est systématiquement placée au-dessus de l’institution pour s’exonérer de devoir répondre à des convocations, ou se plier à une exigence de transparence. Comme chez nous, certains personnages d’État comme Alexis Kholer. Avant donc d’imaginer la chef inamovible contrainte de s’exécuter, il y a un monde, et des inconnues, notamment la contrainte qui pourrait lui être opposée si la dame refuse toujours de se conformer à la décision.
Elle a deux mois pour faire appel, ou faire parvenir les SMS. On peut parier qu’elle ne transmettra rien et que personne ne sera en mesure de l’obliger. La justice perdra la face et l’UE apparaîtra pour ce qu’elle est, un repère de mafieux, intouchables, des gangsters incontrôlables, probablement occupés, dimanche, à falsifier les élections en Roumanie. Elle peut aussi trafiquer les SMS et donner en pâture quelques échanges qui n’apprendront rien. Avec les corrompus, les habitués à la falsification des preuves on peut tout imaginer. Si quelque chose doit se passer cela ne viendra peut-être pas de l’Europe directement ? Ce qui est intéressant dans cette affaire, c’est que le plaignant à l’origine de cette décision est américain. La journaliste se contentera-t-elle de cette victoire sur la forme sans demander que la sentence soit exécutée ? Ce serait étonnant. Matina Stevis veut compiler les échanges, les analyser, pas simplement s’entendre dire qu’Ursula n’a pas le droit de les conserver secrets. Elle n’a que faire d’un succès de principe. C’est bien là que l’affaire devient intéressante et présage d’une joute plus profonde. On peut aussi imaginer que cette attaque est le fruit d’un tir croisé de l’administration Trump pour affaiblir l’UE et la seule personne qui contrarie ostensiblement les plans de paix en Ukraine, la princesse Ursula.