(Pour L. qui aurait sa fête ce dimanche) Je l’écoute se taire en moi :son absence me pèse,mais sa présence est une voixqui me revient parfoisdans le murmure des journéesoù le clair et l’obscurse mêlent aux années –une voix et c’était la tienneen sa douceur de soie… Nous n’avons pas su nous parlerde ce que tu vivais :nous n’avons pas trouvé les mots ;on ne sait pas pourquoile poids soudain se fait si lourdOn y peut quoi ? On n’y peut rien,on aimerait montrer le poing,mais à qui ? mais à quoi ? Tu es en moi tant que je vis :triste, je te souris ;le miroir entre nous s’efface,et c’est comme une grâceque d’être là sans toicomme enlacée en moi… Dessin JLK: Portrait de Lady L, à Vienne, en 1995.
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Comme une consolation
Publié le 22 juin 2025 par Jlk
(Pour L. qui aurait sa fête ce dimanche) Je l’écoute se taire en moi :son absence me pèse,mais sa présence est une voixqui me revient parfoisdans le murmure des journéesoù le clair et l’obscurse mêlent aux années –une voix et c’était la tienneen sa douceur de soie… Nous n’avons pas su nous parlerde ce que tu vivais :nous n’avons pas trouvé les mots ;on ne sait pas pourquoile poids soudain se fait si lourdOn y peut quoi ? On n’y peut rien,on aimerait montrer le poing,mais à qui ? mais à quoi ? Tu es en moi tant que je vis :triste, je te souris ;le miroir entre nous s’efface,et c’est comme une grâceque d’être là sans toicomme enlacée en moi… Dessin JLK: Portrait de Lady L, à Vienne, en 1995.
