Le rapport sur les frères musulmans, évoqué par M. Retailleau dans une intervention considérée comme d’une audace folle par les médias de droite, est vilipendé par le reste de la presse car, à ses yeux, preuve d’un racisme d’état islamophobe.
Les Français qui, comme moi, suivent, depuis longtemps, d’un œil consterné, l’évolution de notre société, n’ont rien trouvé de nouveau ou surprenant dans ces soixante-seize pages d’un texte détaillé, parfois un peu abscons, dont la conclusion est affligeante de naïveté et de bêtise. Pour couper l’herbe sous le pied des « frèristes », il est proposé de se faire bien voir des Musulmans déjà chez nous en leur « adressant un message fort » : changer la réglementation funéraire, organiser plus de cours d’Arabe, et soutenir la création d’un état palestinien au Moyen-Orient. On croit rêver. Soixante-seize pages pour arriver à ça !
Il n’y a pas besoin de longs discours pour nous expliquer ce que nous constatons tous les jours depuis 30 ans, et un peu partout désormais. Promenez-vous, si vous vous sentez sûr de vous, à Saint Denis, à Marseille dans ses quartiers nord (un tiers de la population de la ville tout de même), près de sa célèbre porte d’Aix. Et dans tant de quartiers d’autres villes, petites ou grandes, dans nos campagnes même où la gangrène gagne irrésistiblement. Regardez autour de vous. Vous sentez-vous encore en France ?
J’ai abondamment écrit sur ce sujet dans le passé ; je n’y reviens pas en détail. Et je n’ai plus envie, d’argumenter, d’expliquer, de tergiverser, de me demander si on est assez gentil avec tous ceux qui franchissent notre porte, invités ou non, et qui ne vivent pas comme nous. L’Islam nous envahit ; et l’Islam traine avec elle une nouvelle constitution, religieuse celle-là, qui est la charia, incompatible avec notre civilisation car elle est placée, par une majorité des Musulmans, au-dessus de nos lois. Je ne veux pas que mes petites filles, sous le voile et l’abaya, soient un jour considérées comme des « untermensch » ; je veux qu’elles se sentent en sécurité le soir dans nos rues, dans la tenue qu’elles auront choisie. Je ne veux pas que nos rues ressemblent à la casbah peuplée de gens habillés comme au 7ème siècle. Je veux que nos écoles retrouvent l’enseignement des hussards noirs de la république où les « instits » apprenaient à leurs élèves l’histoire de France et l’amour de la patrie, ne faisaient pas leurs cours la peur au ventre et n’étaient pas obligés de s’autocensurer. Je ne veux pas que les narcotrafiquants cogèrent nos villes avec les islamistes. Je ne veux pas qu’au nom de la laïcité, on mette le Christianisme, porteur d’amour de l’autre, berceau de notre civilisation, et inspirateur même des principes républicains, sur le même plan que l’Islam, porteur de haine de l’autre. Je ne veux pas qu’au nom de la laïcité on fasse la chasse aux signes extérieurs du Christianisme qui a été le substrat intime de soixante générations de Français. Je veux continuer à entendre les cloches et pas le muezzin. Chez nous c’est comme ça ! Comme disait Churchill, « qu’il ait tort ou raison c’est mon pays » !
Evoluer avec son temps, oui, changer d’âme, non. Je veux que la France reste la France. Je ne veux donc pas que les immigrants nous colonisent, mais au contraire qu’ils soient contraints de s’assimiler ou de repartir. Soixante pays musulmans, certains opulents, devraient être ravis de les accueillir. Je veux que l’on rétablisse nos frontières qui ne laisseront passer que ceux dont nous avons besoin et qui désirent sincèrement nous rejoindre et vivre comme nous. Ceux-là il faut les accueillir, les protéger ; ceux-là seulement.
M. Retailleau parle beaucoup, et je suis toujours d’accord avec lui. Mais j’attends toujours des actes. Le bateau continue de sombrer.
Oui, j’ai peur de l’Islam. Serais-je islamophobe ?
Général (2S) Roland Dubois
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