On rêvait tous, enfants, de devenir médecins. Aujourd’hui, on rêve surtout de ne pas finir comme eux. Entre les quotas, la paperasse et les promesses en dents de scie, le conflit entre François Legault et les médecins donne l’impression que soigner est devenu secondaire.
En résumé :
- Québec et les médecins de famille se tirent la jaquette (encore).
- Les uns veulent des résultats, les autres du respect.
- Et nous, on espère juste un rendez-vous avant 2027.
Quand on jouait au docteur
On a tous déjà joué au docteur avec notre petite trousse de médecin Fisher Price, à soigner notre toutou malade à grands coups de Smarties. À ce moment-là, personne ne parlait de quotas de patients ni de conflits politiques. Être médecin, c’était noble, simple, et même un peu magique. Aujourd’hui, ça ressemble plus à un casse-tête administratif qu’à une vocation.
Legault vs les médecins : un vieux couple en chicane
Le gouvernement Legault reproche aux médecins de famille de ne pas prendre assez de patients. Les médecins, eux, répliquent qu’ils sont déjà à bout de souffle, et qu’on leur demande l’impossible. Chacun campe sur ses positions, les communiqués pleuvent, les manchettes s’enflamment.
La confiance, ça se prescrit pas
Ce conflit dépasse les salaires ou les statistiques : c’est aussi une question de confiance. D’un côté, le gouvernement veut « moderniser » la pratique médicale, mais à coups de menaces plutôt que de dialogue. De l’autre, les médecins de famille menacent de prendre leur retraite ou d’aller tout simplement pratiquer ailleurs. Mais qu’en pense le commun des mortels? Les médecins ne se plaignent-ils pas un peu le ventre plein? Mais en même temps, quel travailleur accepterait que son patron lui impose, sans aucune discussion possible, des quotas irréalistes?
Mais que veulent-ils au juste?
Si on rejouait au docteur aujourd’hui…
On se poserait peut-être la question avant de mettre le sarrau : est-ce que j’ai envie de passer mes journées à défendre ma profession au lieu de soigner des gens ? Si, autrefois, on jouait au docteur pour faire du bien, aujourd’hui, avant de faire du bien, les docteurs doivent jouer à la politique.
