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Brigitte Bardot : l’autre côté de la médaille

Publié le 30 décembre 2025 par Hugo Bourque

Brigitte Bardot est décédée récemment. On célèbre l’actrice, la femme et celle qui n’avait pas peur de ses convictions. Loin de moi l’idée de vouloir ternir tout ça, mais on doit quand même regarder l’autre côté de cette médaille. Parce que si Brigitte Bardot est une icône du cinéma, une femme libre, une voix qui n’a jamais tremblé, son héritage ne peut pas être raconté sans évoquer les conséquences bien réelles de certains de ses combats.

À retenir

  • L’œuvre doit survivre aux erreurs, mais pas sans mémoire
  • Sa croisade contre la chasse au phoque
  • Cette chasse est une pratique légitime, culturelle et nourricière

Brigitte Bardot : une icône, oui… mais pas intouchable

Comme Michael Jackson pour la musique ou Bill Cosby pour l’humour, Bardot a marqué son art. Son influence est indéniable. Je n’ai jamais cancellé personne et je ne vais pas commencer aujourd’hui. Un artiste n’est pas qu’un artiste. C’est une personne qui peut faire des erreurs ou des mauvais choix sans pour autant ternir son œuvre. Pour moi, l’acte de canceller relève plus de la vengeance que de la justice. Laissons la justice faire sa job… quand elle a une job à faire. Mais je me méfie quand même de la glorification aveugle qui transforme une personnalité sans fissures ni victimes collatérales.

Brigitte Bardot

Une guerre idéologique aux conséquences concrètes

En menant une croisade émotionnelle contre la chasse au phoque, Bardot a diffusé des images et des arguments souvent faux ou du moins dépassés. Par exemple, l’utilisation répétée de l’image du blanchon comme symbole choc a fini par relever de la désinformation, puisque la chasse aux bébés phoques est officiellement interdite depuis la fin des années 1980. La campagne de madame Bardot à certainement contribué rendre cette chasse mieux réglementée, plus efficace et plus respectueuse des normes modernes.

Mais après, lâche le morceau, Brigitte!

Une industrie s’effondre

Comme elle continue detraiter les Canadiens « d’assassins », le commerce de fourrures de phoque sur lequel la chasse était basée s’effondre. Aux Îles-de-la-Madeleine et ailleurs, cette campagne sans fin faite sur des bases émotionnelles plutôt que factuelles a contribué à détruire une économie locale. Des pères de famille ont perdu un gagne-pain et ont cesser de transmettre cette tradition à leur fils. Des communautés entières ont été stigmatisées, réduites à des caricatures cruelles.

Quand le bien finit par faire mal

Aujourd’hui, alors que la chasse au phoque est en net recul, les populations de phoques, notamment le phoque gris et le phoque du Groenland, ont fortement augmenté, contribuant à un déséquilibre de l’écosystème marin. Cette surabondance est désormais reconnue comme l’un des facteurs importants freinant la reconstitution des stocks de morue et d’autres poissons de fond, illustrant qu’en diabolisant une pratique humaine, on a aussi ignoré les conséquences écologiques bien réelles.

Brigitte Bardot l’autre côté médaille

N’en déplaise à feue Brigitte Bardot, la chasse au phoque n’est pas moins noble que l’élevage bovin ou porcin. On ne peut pas établir une hiérarchie morale basée sur la beauté d’un animal. Tuer pour se nourrir, avec des règles strictes et un respect du vivant, reste une réalité humaine. Choisir quels animaux méritent d’être mangés et lesquels doivent être sanctuarisés est une impasse morale.

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