(À propos des petites « rédacs » de Lambert Schlechter et des derniers Mohicans de la littérature, slurpant mon Sprizz sur le ponton lacustre …)Revenant aux petites « rédacs » de Lambert , dans son dernier livre, intitulé Lu-Yu ne répond jamais, je constate que mon compère ne cesse de relancer mes propres fantaisies.La suite de son Murmure du monde, qui en est ici à son 13e volume, est plus que jamais d’une totale liberté d’écriture, qui multiplie les « minutes heureuses » chères à Baudelaire, lequel en a forgé le thème, et à Georges Haldas qui l’a développé.Je lis à l’instant sa Nouvelle visite au roi de Serbie en sirotant mon deuxième Sprizz de la soirée. L’autre soir, je me suis aperçu de cela que Lambert me citait nommément (page 116) au nombre de ses « tutélaires », une quarantaine en l’occurrence où se retrouve tout un beau linge, de Lucrèce « pour sa lyrique et radicale table rase » à Leopardi (« pour ses émouvantes & prolixes tentatives de mettre le masque du démasqueur philologique en quête de l’utopique bonheur de la volupté permanente », en passant par Tchouang Tseu « pour sa pédagogique façon de célébrer le néant ») et, restons modeste, son cher JLK « pour l’euphorie de l’insolente formulation tapant dans le mille » et, double révérence à l’Italie non alignée , Guido Ceronetti « pour les savantissimes imprécations contre le cours et le discours des choses » et Dino Buzzati « pour la sublimemement verbeuse angoisse de clamser »; et moi je vais claquer de ravissement en me retrouvant cité dans l’évocation tribale de ces Mohicans de la littérature dont les quelques squaws citées ne sont pas non plus trop soumises en chattemites sous leurs nattes folles, de Patrizia Valduga et « l’obscénité assumée de ses quatrains de con et de cul » à Linda Pastan en sa « maitrise des demi-teintes & des litotes létales », etcPoète de cinéma, Germinal Roaux bouleverse Wim Wenders...


Autant dire que je me réjouis, et c’est peu dire, de découvrir Cosmos en mai prochain, si tant est que j’arrive à marcher jusque-là pour le voir en salle, au milieu des gens…
Wim Wenders à propos de Cosmos : «Cosmos m’a bouleversé comme rarement. J’ai voulu le revoir immédiatement. Cela ne m’était pas arrivé depuis longtemps »…
