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Carnets du veilleur

Publié le 01 août 2026 par Jlk
images-99.jpeg(Aux éveillé(e)s et aux bienveillant(e)s) À La Désirade, ce 31 juillet 2026. - Le choc émotionnel lié à un film vu hier soir - intitulé Un 22 juillet et consacré au massacre d'une septantaine de jeunes Norvégiens, en 2011, par le néofasciste Anders Breivik - et la répercussion de celui-ci, dans un rêve extrêmement détaillé traitant de la réparation de ce qui ne va pas dans le monde à l' exclusion de toute violence révolutionnaire ou terroriste -, sont à l’origine de ma décision de ce matin – pas un nuage sur le lac et les montagnes d’en face sont juste voilées par une brume estivale – de tenir une nouvelle série de journaliers où je développerai mes idées épurées de toute idéologie, au fil de mes lectures et de mes rencontres - un nouveau carnet qui portera le titre de Carnets du veilleur...  À la Désirade, ce 1er août 2026. - J’ouvre, ici, et maintenant, ce nouveau carnet que j’ai imaginé d’un veilleur d’aujourd’hui, dédié aux éveillé(e)s et aux bienveillant(e)s, tels étant les camarades de mon parti excluant l’esprit partisan, dont les figures tutélaires seraient un Charles-Albert Cingria et un Anton Pavlovich Tchekhov, le psalmiste et le frère humain...Ces notes d’ailleurs seront ce que mes notes ont toujours été depuis la fin des années 60, en ma première vingtaine, à savoir les notes d'un éveillé porté à la bienveillance, en dépit de son âge soumis à la confusion des sentiments - le premier des grands éveillés en lequel j’ai reconnu un maître à sentir autant qu’ à penser, étant Albert Camus dont à 16 ans j’ai mémorisé la formidable prose lyrique du Vent à Djemila - sa récitation publique m'ayant valu un prix de l’orateur en 1963.Le mufle chauve. - La répulsion quasi épidémique que m'inspire, non pas l’écrivain, mais le personnage de Gabriel Matzneff ou plus précisément sa personne, n’est pas tant liée à son état de pédophile – il préfère se qualifier de philopède, croyant que cela fait plus chic – mais à sa muflerie de ponte des lettres au-dessus de toute critique et à son crâne excessivement chauve jusqu’à l’obscénité du lombric bipède qu'aucun bonnet de coton ne suffit à occulter...Or la réapparition, ce soir sur YouTube, dudit mufle chauve assis à la table des invités de Bernard Pivot, à l’enseigne d’Apostrophes dont une brave séquence de l’édition se trouve insérée au fil du long entretien avec Alain Bauer consacré à l’affaire Epstein, m’a fait prendre conscience du fait que mon rejet de Matzneff relève d’une seule question de goût - comme lui-même affirme que violer des enfants khmères ou thaïlandais de 10 ou 12 ans n’est en somme qu’une question de goût, et partagé par ceux-là à ce qu’il prétend outrageusement.Mais peut-on s’en prendre à un homme de goût qui a signé d’aussi bons livres - je le reconnais pour le avoir parfois appréciés avant la plongée dans la médiocrité satisfaite des carnets du pédolâtre - que Nous n’irons plus au Luxembourg, Ivre du vin perdu, ou L’archange aux pieds fourchus, entre pas mal d'autres ? À cette question, d'innombrables téléspectateurs ont répondu en mitraillant Denise Bombardier, l’accusatrice de Matzneff sur le plateau d’Apostrophes, la taxant de mal baisée ou de nullité provinciale, avec le renfort de diverses éminences parisiennes tels un Beigbeder ou une Josyane Savigneau se la jouant beaux esprits à la coule. Juger Gabriel Matzneff pour sa philopédie n'est pas du tout mon truc, pas plus que juger Montherlant ou Klaus Mann, Oscar Wilde ou le Charlus de Proust s'en prenant à un môme de moins de dix ans (on se rappelle la confidence outrée de Jupien), mais que Monsieur l'Auteur se disculpe au titre d'Auteur, précisément, en accablant ses semblables pédophiles de mépris - à eux la police, à lui l'absolution - m'est aussi insupportable que d'entrevoir sa calvitie et de constater une fois de plus sa muflerie policée, et dans la foulée me revient la tentative d'un Richard Millet de faire passer Anders Breivik pour un artiste tant son crime relevait des beaux-arts à la Thomas de Quincey - ah l'imbécillité crasse des écrivains , parfois, jusqu'aux plus stylés... images-97.jpeg

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