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Dans la famiille delon, je demande le fils

Publié le 26 septembre 2008 par Annonymise

ça c'est du mâle !...
Les blaireaux de Canal plus se croient encore à la pointe de la branchitude pour bourgeois ricaneurs en assurant la promo des rebuts de leur cinéma. L'émission de merde "le Grand journal" fut consacrée la semaine dernière à un "has-been-fils-de". Anthony Delon aurait pu se faire un petit prénom mais, force est de constater qu'il est aussi expressif qu'une croquette au lapin (désolé, c'est tout ce que j'ai sous les yeux).
Alors que faire lorsque le cinéma vous oublie, que la télé rechigne à vous offrir un rôle de juge pour enfants sur TF1 ?
Écrire un livre pardi ! Et quel livre ! L'autobiographie tire-larmes d'un bellâtre oublié.
L'éditeur avisé Michel Lafon (à ne pas confondre avec Robert...) suit à la trace la ménagère de carouf entre les rayons pizzas et téléphonie mobile. C'est là, sur les étales de la littérature surgelée qu'elle cèdera à la tentation de sortir une vingtaine d'euros pour s'offrir un petit shoot d'émotions frelatées. Les cent quatre-vingt douze pages de ce remontant lacrymal à se fourrer dans le museau, l'aideront à faire face encore quelques temps à la flambée des prix des yaourts Danone et des chips au bacon surtaxées.
Je passe sur le style Arlequin de cette guimauve sans intérêt pour me pencher un instant sur un passage digne des plus grandes pages de la philosophie classique :
"Six mois après sa mort, j'ai été victime d'acouphènes : mes oreilles se sont mises à siffler... jour et nuit. Vingt-quatre heures sur vingt quatre. Au bout de six mois je n'en pouvais plus. J'avais envie de me fracasser la tête contre les murs.
« Tu vas devenir dingue ! »
Un jour que j'étais à bout ou presque, j'ai compris qu'il fallait que je les accepte, qu'elles faisaient partie de moi. Je devais apprendre à vivre avec.
Et j'ai eu raison : elles ont disparu deux ans plus tard. Quand on admet que, dans la vie, tout a une fin, les bonnes choses, mais surtout les mauvaises, alors ça va mieux. C'est un principe fondamental de cette vie, l'impermanence. Tout bouge, tout évolue, l'existence est un mouvement perpétuel. Rien n'est figé. La nuit, le jour, les saisons... L'évolution de chaque être, c'est extraordinaire mais ça fait peur. Peur parce qu'on s'accroche à tout ce qui nous rassure. Habitudes, pognon, certitudes, milieu social. Même à nos défauts"
Anthony vient de me donner une magistrale leçon de vie.Pour guérir, il faut "apprendre à vivre avec". Et là, ô miracle ! En deux ans les acouphènes disparaissent... Cela ne vous rappelle rien ?...
Grâce à ce beauf ténébreux sur le retour, je sais désormais que tout évolue en permanence, que rien n'est figé. Même la nuit, le jour, les saisons ? Les bonnes choses comme les mauvaises ? Sans blague ?
Ensemble tout devient possible ?...
Moi qui croyais assez naïvement aux paroles de l'Ecclésiaste : " rien de nouveau sous le soleil", j'en perds mon latin !
Une chose est sûre cependant, le cynisme marchand ne changera jamais en publiant cette énième mièvrerie destinée aux prématurés du bulbe.
En parlant de soleil, j'ai revu l'un des plus beaux films du cinéma français l'autre soir. Preuve, s'il en fallait une filmée, que le talent est loin d'être héréditaire...
Delon père donne la réplique au génial et regretté Maurice Ronet.
Voici une scène de "Plein soleil" qui "demeure" un chef d'œuvre de réalisation.

plein soleil
(René Clément, 1960 )

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