Comment j'ai failli manquer à mes principes...

Publié le 01 mars 2009 par Mamancelib
On a tous et toutes clamé haut et fort que "Oh non, je ne peux pas faire ça ! " et que " ô grand jamais, je ne pourrais agir de la sorte !"... C'est à peu près ce que j'ai dit, d'ailleurs, quand nous avons débattu en place publique du port du pyjama en pilou : Nan était foncièrement pour, moi, j'y étais radicalement opposée. "Le pilou ne passera pas par moi" a été mon cri de guerre officiel dans ce combat sanglant sans pitié.
Mais, j'ai eu un instant de faiblesse.
Situons les faits dans la nuit de vendredi à samedi. Mon chromosome du pilou s'est manifesté pour la première fois de ma vie : au fond de mon lit, j'ai soudainement eu envie d'avoir sur moi un pyjama en pilou. Oui, moi, MC, saine de corps et d'esprit, je me suis surprise à rêver de porter un pyj' en pilou...
Enfin, "saine de corps", il faut le dire vite... C'était juste au moment où monsieur Gastro s'est emparé de moi (et voilà ce que ça fait quand un homme prend possession de mon corps ...). Conséquence logique, je me suis mise à grelotter, sous ma couette. Et la fièvre m'a fait délirer au point de regretter de ne pas avoir un pyjama en pilou chez moi. J'avais tellement froid que je repensais à Nan qui ne jure que par son pilou au fin fond de ses contrées lointaines et glaciales, à MissB qui a toujours un pilou à portée de main et à 4. qui ne voyage jamais sans son pilou... et j'ai rêvé, à ce moment précis, d'avoir un pyjama en pilou pour me réchauffer et ne plus avoir l'impression d'être dans un igloo.
Pour tenter de survivre sans mourir de froid, j'ai enfilé un espèce pyjama informe, je me suis enroulée dans un plaid et je me suis glissée sous ma couette emmaillotée de la sorte. C'est là que je me suis dit qu'un pilou aurait été bien utile : il m'aurait évité de me prendre pour un rouleau de printemps (ou un burrito, c'est vous qui voyez !) vu le nombre de couvertures dans lesquelles je m'étais enroulée... Il ne manquait plus que la sauce dans laquelle me tremper. J'en étais presque à implorer le dieu du pilou pour qu'il fasse un miracle en faisant apparaître un pyjama en pilou dans ma chambre.
Oui, j'en étais là...

Enfin, je pense que je ne vais pas tarder à contacter le CNRS pour qu'ils fassent des études entre la gastro et le réveil du chromosome du pilou. C'est inquiétant de voir combien une simple gastro peut altérer le jugement et générer des pensées inquiétantes. C'est un cas de santé publique !

J'en profiterai pour leur demander de m'expliquer pourquoi, inlassablement, chaque année, je suis malade pendant mes vacances de février. Invariablement. Pourquoi, aussi, je suis malade dès que j'arrête de fumer. A chaque fois.
Bref, rassurez-vous, j'ai recouvré mes esprits depuis que la fièvre a disparu : le pilou n'a pas envahi mes nuits et je suis consciente de combien la fièvre peut amener à réviser mes positions : je veux bien éventuellement tolérer le pyjama en pilou pour les jours de maladie, où la fièvre prend le dessus. Voilà, c'est dit. Mais uniquement dans ces cas extrêmes. Uniquement. (Là, je sais que les pro-pilous sont en train de faire des doubles saltos arrière et qu'elles ont ouvert le champagne ! Allez-y, jubilez !)
Mais n'allez pas croire pour autant que je vais aller en acheter un. Il faudrait voir à ne pas abuser, non plus...