Magazine Journal intime

Opera monstruosa*

Publié le 14 mai 2009 par Sebika

L’INDUSTRIE BASTILLE

Attention, ceci est un billet illustré par de nombreuses images de très mauvaise qualité, mais qui ont l’avantage d’avoir été réalisées par moi, à des moments où j’avais, bien sûr, oublié de prendre mon appareil photo… et où il a fallu… improviser ! Dommage !

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LE Kong de "l'Affaire Makropoulos" de Leos Janacek, actuellement donné à l'Opéra Bastille.

Quand on aime on ne compte pas.
Pour clore cette « série opéra », je vous propose aujourd’hui d’entrer dans l’univers de l’Opéra Bastille.
Invitée par l’Opéra de Paris et l’Université de Paris Sorbonne, j’ai en effet eu le plaisir de visiter l’antre de ce monstre monumental.
Si j’avais choisi ce monument pour intégrer mon dossier d’option facultative (ou lourde, je ne sais plus maintenant !) d’histoire de l’art… j’étais bien loin d’imaginer la réalité à sa juste mesure !

Bastille, donc.
Sa construction est le fruit d’un concours public ayant eu lieu à partir de 1983. François Mitterrand, Président de l’époque, décidait ainsi d’offrir à Paris un nouvel Opéra se voulant « moderne et populaire ». Carlos Ott, lauréat de ce concours, concevait les plans de ce monstre parisien, ancré sur le site mythique de la Bastille, et inauguré, pour ne rien gâcher, en 1989… (non, vous ne voyez pas ?).

Je vous passe les détails… vous pourrez le trouver par vous même.
Alors oui, je connaissais déjà bien le lieu. Les espaces publics et son histoire. Mais je n’avais encore jamais eu l’occasion de découvrir l’envers du décors et surtout d’en estimer l’ampleur en en expérimentant les volumes par moi-même.

Le plafond lumineux de l'Opéra Bastille.

Le plafond lumineux de l'Opéra Bastille.

Les coulisses de cet opéra sont absolument pharaoniques.
Si la salle a été conçue de façon à garantir une égalité totale d’accès, la notion d’égalité se trouve démultipliée dans l’ensemble du bâti. Ainsi, derrière la scène magistrale prennent place 9 cube égaux aux dimensions époustoufflantes, et la conception d’un mécanisme envié par bien des opéras, permettant l’alternance des spectacles sur une même période. Mécanisme ? Il s’agit d’une plateforme tournante où les décors peuvent être déplacés librement et de façon relativement aisée, sans avoir à démonter le tout d’une soirée/à l’autre (sans quoi l’alternance ne serait pas possible).

Bref, je n’explique pas très bien, mais une fois qu’on se trouve au coeur de cet espace, on en comprend toute l’ampleur et la magesté.
L’opéra Bastille est une sorte de microcosme. Tout est conçu et construit in-situ, des décors aux accessoires. Les machineries permettent d’exécuter toutes les folies possibles et imaginables… et grand plaisir (ou non) des amateurs.

Illustrant à merveille ces possibilités, l’opéra de Verdi Le Bal masqué, auquel j’avais le plaisir d’assister hier soir, est l’exemple type de ces possibilités.
Nombreux tableaux, nombreux décors qui se succèdent sur scène.

Si la mise en scène et le choix des interprètes semble contestée par de nombreux « connaisseurs », j’avoue qu’en tant que simple amatrice, je découvrais là un opéra vraiment plaisant, et des décors somptueux… 

J'espère que l'Opéra me pardonnera cette horrible photographie... Merci.

J'espère que l'Opéra me pardonnera cette horrible photographie... Merci.

Verdi est je pense l’un des auteurs lyriques que j’ai le plus vu en représentation (Aida, Rigoletto, Nabucco, etc.)… et un auteur qui m’a toujours séduite.
Par d’anicroche, donc, hier soir, où j’ai savouré l’ensemble. Notamment l’unité visuelle noire et blanche, où quelques pointes de rouge venaient ponctuer cet univers lourd de sens.Je ne suis vraiment pas experte en la matière, mais j’avoue avoir même préféré cette mise en scène à d’autres récemment vues… ce pour la raison que je suis une grande amatrice de mises en scènes « classiques »… Bref. Mon année à l’opéra s’achève (sauf surprises de dernière minute) sur une très jolie note… et je promets donc de revenir rapidement, avec des sujets plus variés.Ciao bambini.
 * J’ai un peu inventé, sur ce coup, l’expression du titre, alors je n’ai franchement aucune idée de son existence réelle… et je dois vous avouer que je m’en moque totalement !

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