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Sans

Publié le 20 mai 2009 par Eleken

Je regarde et je ne vois rien, j’espère et je ne sens plus rien. Que la mort, que le néant, que le vide… Que cette absence. Où est donc l’horloge de vie que je puisse la remonter jusqu’à son instant zéro. Aurais-je vécu que je ne sais plus quel destin choisir. Il y a un jour, puis deux, puis trois et maintenant ce sont les semaines que j’égrène sans passion. Il neige en été, il pleut en enfer, tant de situations contradictoires qui s’affronte en moi. Peut-être que cela veut dire que l’horloge est brisée, que la pompe à le hoquet. Je perçois comme dans un rêve, la discontinuité de mon être dans la trame du temps. Je ne suis plus, je suis encore, je serais, j’étais. Je. Il n’y a de vie que de passion. Sans elle, elle perd l’instinct même de la bénédiction. Elle s’écoule, mais n’apporte plus aucun réconfort que le soleil, les éléments, le tic tac d’une aiguille sur un lac souverain qui ondule sans jamais montrer de remous. Le temps s’est figé, il n’est plus qu’une répétition, qu’un postulat sans évolution.

— Eleken,
Il n’y a pas de main froide pour me réchauffer la nuit.


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