Chaque jour se lève avec sa nouvelle cohorte de fermetures d’usines, de délocalisations, de licenciements, de nouvelles factures à régler pour aider les donneurs d’emplois, (l’automobile, les banques, les entreprises) pour les partis politiques, pour l’écologie, pour le « rayonnement de la France », pour la « pacification du monde », pour des sports que vous n’aimez pas, pour de «l’art » que vous n’aimez pas etc.… vous payez pour les tricheurs, pour les vandales, pour les huns et pour les autres.
Qu'y faire ? Rien, çà fait partie de la vie et des budgets de la nation ou des collectivités locales…
Même en période de crise ?
Et bien oui ! on continue… C’est donc normal qu’il y ait une croissance exponentielle des chômeurs, que les entreprises, plus que jamais, foutent le camp à l’étranger ou ferment pour satisfaire leurs actionnaires.
Normal que l’état s’endette de plus en plus et vous endette : « vous reprendrez donc encore un petit emprunt ? », « vous vous mangerez bien aussi une petite augmentation du gaz, de l’électricité, de l’essence, du tabac, des tarifs publics ? »
Alors « en bon père de famille » (notion typiquement française d'ailleurs et consacrée par notre droit) vous vous arrachez les cheveux…
A ce train (tiens, il a augmenté aussi) votre budget est amputé, s’amputera jusqu’à la portion congrue, (çà y est je l’ai placé ce vilain mot… normal, je suis en colère)… en plus il faudra rembourser les prêts signés, en votre nom, par l’état.
« Mais je vais à la banqueroute ? » cauchemardez-vous…
« Non, vous faites à banques route et autoroute, çà mérite quelques sacrifices et sur plusieurs générations ! » vous répondent les Midas et Ubus, nos actuels« bons pères de famille » à tous, les Sarkozy, les Berlusconi…etc.
« Mais mes bons seigneurs, on pourrait au moins supprimer ou restreindre les factures ordinaires (ne plus donner de l’argent aux partis politiques par exemple… je ne les aime pas) ; moi, quand je n’ai plus de sous, je ne vais plus au cinéma, au restau, en vacances… » tentez-vous de dire.
« Ah le rustre, l’imbécile, il veut gérer la France, l’Europe et le monde comme une famille ! Taisez-vous, vous ne savez pas gouverner ! »
Alors, pour entretenir la conversation vous avancez :
«Puisqu'il ne faut pas être de bons pères de famille, gérons hard : on pourrait essayer de se débarrasser de nos créanciers (grands groupes internationaux, fonds de pension, trésor américain) comme les gouvernants avaient coutume de le faire sous l’ancien régime, (rappelez-vous : les templiers, les lombards, les…)
S'il n'y a plus de créanciers, il n'y aura plus de dettes. »
Vous sous entendrez alors répondre : « Vous nous faites beaucoup de peine, ce sont nos amis, donc les vôtres par ma grande gidouille."
Peut-être même on vous dira :
"Casse-toi pauvre con, travaille plus pour payer plus !"
Alors, étonné, mais toujours inspiré par la grande gidouille, vous murmurerez :
"Pourtant quelqu'un m'a dit que vous m'aimez encore...snif !"
