[Je vais bien, ne t'en fais pas !]

Publié le 03 août 2009 par Jessie74

3.8.09

C’est surement une « trentise » précoce, qui frôle le mal de l’air, mais un bilan s’impose après une semaine de réflexion. Une semaine à cogiter à demi-mots, sans acharnement, sans souffrance prépondérante mais avec de simples constats. Faire le point…
Ma vie d’avant en trois mots, fêtes, amis et insouciance… des débuts de mon adolescence à quelques mois auparavant, toujours l’envie muette de se poser, sans trouver la bonne personne et combler un manque par des élucubrations qui font du bien… être entouré des mêmes visages dont on ne se lasse jamais, vivre sa vie à 200 km heures.
Depuis mon retour de paris, je n’ai eu de cesse d’accepter que les choses ne soient plus jamais comme avant, un deuil transformées en nostalgie, l’explosion d’une entité laissant place à l’individualisme croissant. Les valeurs de l’amitié rencardée au rang obsolète de légende. Ma vie m’offrant alors le cadeau de "l’autre" sous sa forme la plus repentie. Apprendre enfin, la vie à deux, à trois même, prendre ses responsabilités, grandir et l’accepter, sortir de cette bulle ébranler. Peut-être fallait’ il simplement attendre d’être prête ?
Seule, cette semaine, alors que j’ai toujours été entouré, j’observe les gens vivre leurs vies distinctement, au delà de tout une nostalgie persiste, bien plus forte que la déception. J’ouvre les yeux sur une cécité qui dure depuis trop longtemps... j’aurais toujours des questions sans réponses, sur les sentiments qui nous animent tous, et l'intérêt qui ébranle ceux-ci. Mais je me sent bien, et j'accepte enfin que les meilleures années puissent êtres devant nous ? A force de regarder derrière les portes se fermer, on passe à côté de celle qui s'ouvre juste devant nous.