Fatales Croquettes

Publié le 27 août 2009 par Wawaa

Ceci n’est pas le nom d’une toute nouvelle girls band avec une blonde salope, une brune sexy, une rousse coquine et une châtain dévergondée. Ce titre a un rapport avec mon boulot. Comment ça dans le dernier billet je vous en parlais déjà de mon boulot ? Et bah j’en reparle SI je veux, c’est MON blog ici, hein, je parle deux fois à la suite de mon boulot, si je veux ! Nan mais Ho !


J’ai absolument détesté cette infâme matinée. Le jeudi 27 Août 2009, j’avais hâte qu’il se termine. La base de livraison elle a du embaucher des gros débiles. Je sais pas moi, mais les gars, ils savent pas monter des palettes, alors dans le camion elles bougent, et quand le camion freine, ça fait PAF la palette. Je vous laisse imaginer la gueule de mes collègues et moi quand, ce matin (un lapin a tué un chasseur), nous avons découvert avec stupéfaction l’état de la livraison. Absolument dégoulinante. Dégoulinante de sucre, de café, de javel, de coca, de jus d’orange, d’huile. Un truc monstrueux, collant, puant, dégoutant.


Il a fallu faire avec, d’autant plus que les palettes qui, par miracle étaient encore entières, penchaient dangereusement, formant des S, comme « Sa va tomber » (quoi une faute d’orthographe, où SA ? je croyais que c’était entré dans le dictionnaire moi, la forme « Sa va » depuis le temps qu’elle est utilisée à outrance par la jeune génération trop chébran ! ). C’est donc de délicatesse et de patience qu’il fallait s’armer pour déshabiller ces amas de colis alimentaires. Les déshabiller car les palettes sont filmées dans du cellophane plutôt solide. Deux méthodes sont attestées pour les dessaper : la méthode « Sadique » avec de grand coup d’cutter ou la méthode « Sensuelle » du bout du doigt.


Je savais que j’allais devoir vider les palettes doucement, surtout pour ne pas faire tomber les bouteilles sorties d’un qui étaient bancales et tenues par le carton posé sur elle, ainsi que déployer toute mon agilité pour retenir les bières qui s’échappait du cul des packs trop humidifiés par le coca, l’eau et le vin qui avaient coulé.


Je me sentais en bonne forme pour tout ça ! Je me suis dit « Allez Wawaa, tu bouges ton gros cul et tu m’vides toutes ces belles palettes. » Je me rends donc dans le rayon des produits pour animaux (SPA, c’est bien vous avez suivi ! ) et là je me sens prête à attaquer ces gros sacs de croquettes de 15 kg. Je chope le premier sac, un sac de pedigree jaune qui fait le poil doux et l’œil vif. Sur de ma force et de ma motivation, je le lève d’un geste convaincu. Le sac, probablement embouti lui aussi par les palettes qui s’étaient écroulés dans le camion, s’éventre alors, amoncelant insolemment les grosses croquettes multicolores sur le sol. « AHHHH PUTAIN ! J’EN AI DEJA MARRE DE CES CROQUETTES DE MERDE. ». C’est ainsi que ces fatales croquettes ont bousillé mon entrain, plombé mon humeur et empiré l’état déjà déplorable de la matinée… qui s’est terminée par un « Je laisse tout en plan et je me casse à l’heure , marre de me faire entuber sur les horaires ! ».