l'arabesque

Publié le 03 septembre 2009 par Alikhodja

Dans son élan, l’arabesque se lance vers les méandres des profondeurs de l’âme. Et chaque fois elle se déploie et s’épanouie dans un espace de rêve où le rythme incessant du geste vient la projeter d’un souffle léger dans les entrelacs d’une géométrie cosmique.
Elle s’adonne dans son envole au jeu du hasard en se pliant à la rigueur de la conscience, puis elle se perpétue dans une constante vision de l’imaginaire extravagant, laissant l’homme obsédé par l’imprévu avenir.
Elle relève, ainsi, de l’important attachement à la forme sinueuse. Née d’un mouvement giratoire, dans sa permanence répétitive, elle défit le temps. L’artiste arabe, en quête d’absolu, retrouve dans cette mouvance l’énergie régénératrice d’une destiné immuable.
Sublimée par l’idée de pérenniser d’un geste auguste l’authenticité d’un héritage, l’arabesque devient l’élément essentiel d’un répertoire ornemental d’une architecture de l’esprit, non dominée par l’individualité, mais tenue par es préoccupations de l’unité d’un mouvement dans son ensemble structural De sa répartition envahissante, elle présente simplement une présence effective d’un passé inaccompli, loin de tout reflet d’un état d’âme ou d’une impulsion sensorielle. Dans cette litanie l’artiste de l’orient témoigne d’une introspection en pensant atteindre et retrouver la vérité éternelle
Qu’importe l’étincelle de nos espérances, replié dans son manteau, il défit le temps sous le joug de sa conviction enracinée dans les profondeurs de l’oubli.
ali Ali-khodja