Prix de la Ville de Lunéville.

Publié le 30 novembre 2009 par Laporteplume
LUNEVILLE... LUNELIVRES
J'aime beaucoup Lunéville, ville du duc Léopold (il y a fait bâtir son château face à cette France conquérante qui convoitait la Lorraine), cité cavalière au passé prestigieux, lieu de signature du traité du 9 février 1801 qui, redessinant les contours du Saint-Empire romain germanique, mettait fin à la deuxième coalition, berceau de l'une des plus belles traditions faïencières de France où se sont épanouis des artistes remarquables et des chefs d'entreprise mus par une indéfectible volonté de créer, petite patrie du beau poète Charles Guérin...
Oui, j'aime Lunéville au point de souffrir de l'état de son château après l'incendie qui le ravagea dans la nuit du 2 au 3 janvier 2003, anéantissant d'inestimables collections d'oeuvres d'art et une partie de la mémoire de notre pays, au point aussi de lui avoir consacré l'un de mes films TV, voilà quelques années : Lunéville, bonne Lorraine !
Avec des dizaines d'autres auteurs, j'y participais, hier, au beau salon LUNELIVRE organisé de main de maître par une association de bénévoles très actifs, soutenus par la Ville, la Communauté de Communes et des entreprises privées de grand renom. Belle et chaleureuse journée, même si le ciel avait décidé de noyer la région sous des averses parfois sévères que le courageux public avait décidé de braver ! Rencontres, retrouvailles, échanges, évocation de projets, partage de l'amitié... oui : très belle journée, assortie d'une... surprise !
Le jury des prix littéraires venait de me décerner le Prix de la Ville de Lunéville pour TERRE, le troisième roman de ma tétralogie Les Anneaux de la Fiancée.
Emotion... discours... cadeaux (deux superbes faïences au chinois créées dans la plus stricte tradition lunévilloise : de pures merveilles) !
Oui... émotion !
Que les organisateurs de ce salon, les jurés de ce prix, tous les bénévoles chaleureux et efficaces et leurs partenaires très actifs trouvent ici, s'ils me lisent (mais je le leur ai déjà dit de vive voix et en public), toutes les preuves de ma gratitude.
Le travailleur solitaire qu'est l'écrivain a besoin de ces marques de reconnaissance et d'affection.
Hier au soir, l'ermite de la plume que je suis était comblé.
Du fond du coeur : Merci !
images Château de Lunéville photo Ville de Lunéville - couv. TERRE GL