Top 40 des 2000's : n°33

Publié le 06 décembre 2009 par Vinsh
n°33 : The Avalanches - Since I left you (2001)


Modular Recordings a signé et produit tout plein de choses intéressantes dans l'électro indé au cours des 2000's, mais très peu sont parvenues jusqu'à moi (à part Ladyhawke, The Klaxons et un peu MSTRKRFT), vu que je suis une pop slut. Pourtant, avec les australiens de The Avalanches, un de ces collectifs électro/hip-hop foutraques qui t'envoient une bombe de fraîcheur à la figure, capable de percer parmi les diffuseurs mainstream, puis un premier album farouchement exigeant, avant de disparaître comme il est apparu pour retourner errer dans les sphères indé, Modular Recordings a réussi à retourner ponctuellement la tendance et à secouer les journées de MTV, et même les charts européens, ce qui n'est pas une mince affaire quand on y pense...
Depuis 2001, on attend toujours le deuxième album de ces barges qui avaient tellement de samples de chansons existantes sur leur premier album (environ 3500, selon ce qu'on lisait à l'époque) qu'il s'est avéré impossible à commercialiser (ils ont donc dû en faire une version avec moins de morceaux piochés partout). N'empêche, petit exploit, pour des australiens, signés sur un label relativement confidentiel à ce moment-là, de devenir la coqueluche des européens pendant quelques semaines, en 2001 donc, avec cette chanson et son clip absolument adorable, un de mes préférés de la décennie, sans conteste.
Je te défie de ne pas sourire devant l'histoire hautement improbable narrée par cette vidéo, évidemment pour l'incongruité de la rencontre mineurs/danseuses, mais aussi pour le jury, les chorés, la richesse instrumentale, la simplicité suprême avec laquelle un refrain (et zéro couplet) s'impose dans la tête sans parvenir à lasser.
Bref, j'adore, c'est l'une des petites perles oubliées de mes 16 ans, apparue puis disparue en un clin d'œil, retombée dans les nimbes de l'électro australienne, là-bas, très loin, sans grand espoir de réentendre parler de The Avalanches un jour. Mais pourquoi pas, après tout.