Magazine Journal intime

Si j’avais une momie...

Publié le 20 décembre 2009 par Willb77

 DESERT.jpg

- Ah si j’étais riche…je me paierais une momie !

Oui, marre des lézards verts et autres fourmis troglodytes enfermés dans des bocaux empilés comme des lignes de tetris.

- t’es triste tu dis ?

- non Jack, je disais que si j’avais gagné les 60 millions d’Euros à l’Euromillion, j’aurais acheté une momie d’appartement

- Ah ?

Mais Jack n’écoutait plus. Il était absorbé par les dernières aventures de Benjamin Gates où il était question d’un livre secret des Présidents américains. Je saisis au vol une allusion à la zone pastis 51 et la théorie du complot. Ces américains sont d’une telle crédulité ! c’est effarant !

J’en revins donc à mes réflexions tandis qu’à l’extérieur de l’appart décoré à la manière des séries Friends et Kevin Hill des voitures cahotaient sur une chaussée glissante plantée dans un décor enneigé dans la pure tradition de Noël.

Christmas Time.

Ah ! Si j’avais une momie !

Je l’affublerais d’une écharpe scintillante et de guirlandes clignotantes. Et nous partagerions une bûche glacée et des macarons égyptiens. Il parait qu’ils sont bons.

Nous nous tiendrions par la main pour lécher des vitrines aguicheuses.

Nous irions visiter des musées et elle me raconterait comment le sable chaud s’élevait en volute sous un soleil de plomb au milieu des majestueuses pyramides qui peuplaient les dunes dorées.

Ah, si j’avais une momie.

Je lui créerais un compte Twitter où nous clamerions notre amour de chaque instant en 140 caractères ardents. Retweet.

Nous nous divertirions en nous provoquant au chifoumi ou en jouant à « tu me tiens, je te tiens, par la barbichette ».

Bien sûr, elle gagnerait à tout coup. (vous avez déjà essayé de faire sourire une momie ???)

Et puis, nous prendrions des bains de vapeur et je m’esclafferais de voir gonfler ses bandelettes suintantes d’humidité.

Alors, je la déshabillerais, délicatement. L’effeuillerais bande après bande en échangeant des baisers rugueux mais passionnels jusqu’à …

Ce qu’elle apparaisse dans toute sa putréfaction.

Mais l’amour rend aveugle et lorsqu’elle me quitterait pour une autre momie ou un médecin urgentiste à la Hugh Laurie, je ne me souviendrais que de ses silences emplis d’amour millénaire.

A quand j’avais une momie…


Retour à La Une de Logo Paperblog