Nous qui avons fait descendre le Coran et c’est Nous qui en sommes gardien

Publié le 23 décembre 2009 par Simpldespry

Dés le début de la révélation, l’énergie du Prophète (ç) et de ses compagnons était dirigée vers la mémorisation du Coran et sa collection dans les cœurs et les poitrines des fidèles.

En effet, les musulmans s’attachèrent à sa récitation pendant les prières prescrites et lors des prières surérogatoires nocturnes, au cours de leur voyages et quand ils se fixaient, de jour comme de nuit. Il y avait une armée de mémorisateurs ; des masses de musulmans qui récitaient le Coran au cœur de la nuit et à tous les moments de la journée.

Le prophète (ç) les encourageait en leur disant :

[Les meilleurs d'entre vous sont ceux qui ont appris le Coran et l'ont enseigné aux autres ]

et..

[Celui qui récite le Coran avec habileté sera du rang des anges nobles. Celui qui récite le Coran en balbutiant et avec peine sera doublement rétribué]

(Hadiths rapportés par Al-Boukhari)

Néanmoins, leur attachement à sa mémorisation et à sa récitation ne les détourna pas de son inscription ni de sa consignation qui furent à la hauteur des instruments d’écriture et des moyens disponibles de leur temps.

Ainsi, le Messager d’Allah (ne sachant pas écrire lui même) engagea-t-il des scribes pour consigner la révélation. Certains étaient intérimaires et d’autres étaient consacrés à cette activité. Chaque fois qu’un passage du Coran était révélé, le Prophète leur ordonnait de l’inscrire tellement il veillait à son inscription et à sa consignation et par supplément de précaution et d’attention envers le Livre de Dieu — Exalté soit-Il — afin que l’inscription appuie la mémorisation et que l’écrit corrobore le verbe.

Ces scribes étaient parmi l’élite des Compagnons. On comptait parmi eux : Abû Bakr, Omar, Uthmân, Muâwiyah, Abân Ibn Saîd, Khâlid Ibn Al-Walîd, Ubayy Ibn Kaâb, Zayd Ibn Thâbit, Abdollah Ibn Saad Ibn Abi Sarh et d’autres.

Le Prophète  leur indiquait l’emplacement du passage dans sa sourate respective. Alors ils l’y inscrivaient sur les supports disponibles que ce soit les feuilles de palmiers, les pierres plates, les peaux, les feuillets, les omoplates et les côtes. Puis, l’écrit était conservé dans le domicile du Messager d’Allah. Ainsi à la mort du prophète (ç) le Coran était-il compilé, non pas dans un livre relié, mais dispersé dans les différents supports sus-mentionnés.

On rapporte qu’Ibn `Abbâs dit : « Lorsqu’une sourate était révélée, le Messager d’Allah — paix et bénédictions d’Allah sur lui — faisait venir quelque scribe et disait : placez cette sourate à l’endroit où l’on dit telle et telle chose.« 

On rapporte que Zayd Ibn Thâbit dit : « Nous avions pour habitude de colliger le Coran à partir des feuillets chez le Messager d’Allah — paix et bénédictions d’Allah sur lui« . Colliger le Coran à partir des feuillets c’est le fait de mettre chaque verset dans l’ordre dans la sourate correspondante sur les consignes du Prophète — paix et bénédictions d’Allah sur lui. Cet ordre était arrêté par Gabriel — paix sur lui. En effet, on rapporte que Gabriel — paix sur lui — disait : « mettez tel verset à tel emplacement« . Sans aucun doute, Gabriel ne s’exprimait dans ce domaine que sur les ordres d’Allah — Glorifié soit-Il — car il est le dépositaire de la révélation céleste.

Source : islamophile.org

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