Voeux, revoeux et encore plus

Publié le 06 janvier 2010 par Stoerckler

S

anto subito,

(Expression latine qui veut dire « canonisez- le tout de suite »)

  

Pour 2010, permettez-moi d’inscrire ces quelques requêtes en béatification:

Santo subito à mon banquier qui m’a certifié que ses placements me rendraient à l’abri de toutes rigueurs et qui m’incite depuis à consommer pâtes et rutabagas.

Santo subito à mon honorable PDG, qui pour une fois s’est totalement fiée à l’INSEE pour nous proposer 0,1% d’augmentations (et vivement les 15% d’augmentation du coût de la vie)

Santo subito à toutes ces personnes que j’ai reçues antan et qui voulaient me faire dire exclusivement ce qu’ils avaient envie d’entendre, et en plus ils insistaient les bougres.

Santo subito à tous ces honorables commerçants, restaurateurs et autre coupe-bourses qui décidément confondent l’euro et le franc.

Santo subito à cette salariée de 40 kg qui honte à elle se trouva amoindri à trop vouloir soulever des grabataires du double de son poids et qu’avec une profonde humanité son entreprise d’insertion licencia.

Santo subito à cette aide-ménagère qui après avoir travaillé 12 jours consécutifs, nuits comprises, se vit reprocher par son employeur son instabilité psychologique.

Santo subito à celui qui nous permet enfin d’œuvrer le dimanche et qui fait participer à l’effort national tous ces nonchalants d’accidentés du travail.

Santo subito à ce jeune salariée, qui remerciant sa bonne naissance put bénéficier de 2 gardes à vue et d’un licenciement pour trouble causé à l’entreprise.

Enfin pour conclure, voici cette ligne à votre disposition (mais par pitié, épargnez-moi) :

Santo subito : Obama – Sarko – les Ecolos – l’ultragauche et le TGV – le paritarisme – la culture du plancton en aquarium  portable – espoir et parti socialiste – Hadopi, .. Écrivez moi, j’ai encore quelques suggestions

Et dans le cadre de la touche d’optimisme qui sied à ce début d’année et comme ligne directrice : « Partout où l’on va l’argent est préférable à la pauvreté, ne serait-ce que pour des considérations financières (W. Allen) »

Et vivement 2012

Et je ne résiste pas à cette dernière : "Le bonheur, c’est la somme de tous les malheurs qu’on n’a pas (Marcel Achard)"