Mars

Publié le 03 mars 2010 par Lephauste

Il a fallu que la paix se fasse en arrivant au vide, que Mars en défasse ce que Février le malencontreux mois des brèves y avait accroché, comme béquilles au cul d'un arbre brûlé vif. Il a fallu rasé tout autour, définir un périmètre de sécurité qui vu d'avion aurait plus ou moins les contours d'un coeur gravé dans le bitume, mettre en marche les brûlis afin que le regain ne rengaine plus, plus jamais. Quand on est à la peine, le chagrin arrive à vous distraire.

A plâtre mon coeur s'est arrêté (plagiat léger, faute avouée...), des batteries de tambours mornes battent la retraite, avec la régularité des horloges devenues silencieuses depuis que ces dames ont fiché les aiguilles au cul de leurs talons. Achillllllle ??? Oui. Quelle heure est-t-il ? L'heure de faire cuire les nouilles ! Alors allons-y! A plâtre, et dans la chaux vive je l'ai remisé, jusqu'à la prochaine foire au gras, jusqu'au prochain baiser ourlé d'un chant de baleine.

En Mars ? Accoutre-toi d'une grâce, à défaut de génie on te reconnaîtra du goût.

Amen ! Amen ! Amen ! Amen ! Amen ! Amen ! Amen ! Amen ! Amen ! Amen ! Amen ! Amen ! Amen ! Ah bon ? Ah merde !

Vos Dieux vous dépouillent et vous dévorent, victimes reconnaissantes, reconnaissables du prochain holocauste. De plus en plus coutre et tendue la chaîne de fiel qui les réveillent tous pour l'ultime défaite du genre humain. Mais n'empêche c'est le moment de tailler les haies. Et ça, dans nos villages et nos villes pour tailler les haies on se pose un peu là!

Et ceux qui chez Dieu n'ont ni avoir ni à-valoir, ni taulier ni haine ni pédigree, ils ont assez à faire avec la dévoration narcissique, ce feu de crassier dont les fumées âcres montrent bien que ce qui brûle là est comme le bulletin météo de l'enfer. Je vous fais pas le pitch.

Mars à fait un tour de cadran aux escarpins des filles, messieurs faites gaffe où vous posez le zyeux!

On est prié de ne pas lire, plus haut, garce en lieu et place de grâce, garce ne prenant pas d'axent circonflesque, la méprise ne peut être envisagée qu'avec une tournure d'esprit que je qualifierais ici d'importune pour ce qu'il en est de l'identité nationale et des catastrophes naturelles.