La lecture, et une modeste étude, du ‘ Conte du Graal’, m’amènent à m’interroger sur la place du texte, des mots … et sur ce qui les conduit à la pensée.
C’est bien sûr le propre même de la culture, mais certains textes nous mènent plus loin qu’une simple critique littéraire. Je pense aux contes, aux mythes… et bien sûr à la Bible. A l’image des
paraboles, Henri Meschonnic parle « d’évènements de l’âme ». Certains diraient que c’est la dimension poétique du texte qui donne au texte la richesse de son sens.

La Bible donne à penser, de plus entre les textes mêmes ; ainsi les évangiles éclairent les plus anciens…
Le peuple juif n’est pas le peuple du livre, mais le peuple de l’interprétation du livre » Abécassis. Quelle est l’action du traducteur, celle de traduire les
« signes », pas le poème ! Il traduit une représentation : il s’agit d’une interprétation … Y a t-il une différence entre lire et traduire ?
Marc-Alain Ouakim propose de « lire les lettres et non les mots »…
Après avoir lu et relu le ' Conte du graal ' ; lire la Bible, comme un poème.
