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Camping-car

Publié le 22 novembre 2007 par Stéphanie Le Béchec
Jeudi 22 novembre 2007

Camping-car

Finies les vacances de bobos, vive les vacances écolos !

La liberté est à portée de camping-car, et ici, le bonheur commence à six heures moins le quart. Tu sais, il vaut plutôt aimer se lever tôt, vu que l’isolation ce n’est pas vraiment triple rideaux. Pour une fois tu es super content que ce soit le matin et la fin, la fin, des ronflements des voisins. Avant de te lever, tu calcules car le hamac-couchette ce n’est pas conseillé aux somnambules. Cette première nuit de vacances ne s’oubliera pas de si tôt, tes muscles protestent avec véhémence, martyrisés par le lit en Légos.

-« Ne reste pas planté là, debout ! Y’a pas de place pour les bisous… »

Tu dois choisir, la couchette, la banquette ou la cabinette. Le compte est bon, juste la place pour une triplette ! Ce n’est pas si sorcier en fait, tu te rappelles ces casse-têtes ? Neuf petites cases à manipuler dans le bon ordre pour que les images s’accordent. Ici, c’est tout pareil, il faut que tu avances après Mireille, sinon tu te retrouveras dans la couchette, alors que tu visais la cabinette !

La toilette est expédiée, poudre en café pour les mal-peignés. Quelques contorsions pour enfiler ton pantalon. Oups ! Je viens d’assommer tonton Léon. Il peut bien rugir et m’agonir, mais il aurait du me prévenir qu’il fallait une formation de fakir.

Mais…Tu vas croire que c’est dur, alors que c’est le parfum unique de l’aventure ! Au cœur du monde et de la nature, la liberté profonde et si pure. Car il n’est que six heures et demi et déjà le soleil t’appelle, ce n’est que le début d’une journée de merveilles.

A peine sorti, te voilà assailli. Là, devant toi, se dresse un autre camping-car, puis un autre et un autre et un autre encore….Les voisins tu sais au fond ça nous rassurent, et ça assurent contre les gredins et les voyous, tant pis si la sacro-sainte liberté en prend un sacré coup de bambou. Il ne manque plus qu’un terrain de boules et on se croirait au camping de La Bourboule…

Mais quelle est cette odeur ? Dans mes rêves, ma nature à moi n’a jamais eu tant d’humeurs. Je comprends enfin, sceptique, en découvrant cette fosse.. septique… C’est la vidange des cabinettes, le défilé des chasses en fête…

Tirons ici un voile pudique, fin de la scène, je deviens pathétique…

Finies, finies les vacances écolos et vive, vive les vacances de bobos !

par Stéphanie Le Béchec publié dans : Les petits riens
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