Une étincelle de rêve s’est naufragée,
Dans l’immensité de nos âmes immobiles,
Enchaînées aux griffes du temps indélébile.
L’espoir est resté suspendu au souffle ténu,
De nos cœurs en vies tout juste imaginées,
De nos besoins essentiels à peine effleurés.
Le parfum amer d’un regret en poussière,
S’est accroché à nos blessures mises à nu,
Par l’ombre-larme de nos horizons déçus.
Qu’un seul murmure doux du contre-destin,
En direct à nos cœurs en mal d’être hier,
Découvre enfin la lueur des amours fiers…
Qu’un seul mot au crépuscule de nos nuits,
Comme l’épitaphe qui transcende la fin,
Nous ouvre enfin notre propre chemin…
par Stéphanie Le Béchec