Magazine Journal intime

Écrire, à travers les doutes

Publié le 19 avril 2010 par Aparily

question_mJe suis en train d’écrire la troisième et dernière partie de Éternellement givrée et je ne suis toujours pas fixée sur la fin. C’est aussi ça, écrire : avancer à l’aveugle. J’avais pourtant fait un beau plan et j’avais une fin en tête mais l’écriture n’étant pas une science exacte, j’ai évidemment dévié de ma trajectoire après deux chapitres et je suis arrivée là où je suis arrivée.

Aujourd’hui, j’ai des doutes sur la fin prévue. Est-ce le meilleur choix ? Est-ce cette fin que j’ai envie d’écrire ? Est-ce cette fin que mes lectrices on envie de lire ? Isa est indécise et, par conséquent, je le suis ! Peut-être qu’elle va me révéler sa décision dix pages avant la fin !

On m’a souvent demandé au salon ce qui changeait avec la publication d’un deuxième roman. Est-ce plus facile, dans le sens était-on moins stressé ? Je dirai oui et non. Le stress est différent.

Quand j’ai publié Passionnément givrée, j’avais peur de ne pas trouver mon public, j’avais peur de me planter. Aujourd’hui, j’ai toujours aussi peur, mais  j’ai des lectrices, j’ai plusieurs dizaines de courriels pour me regonfler à bloc dans les moments de découragements, je sais que ce que j’écris est apprécié. Le hic, c’est que quand on a public, on court le risque de le décevoir. Globalement, ce n’est pas le cas pour le moment, je reçois de nouveaux courriels, j’ai vu des lectrices au salon impatientes de lire Éternellement givrée. Mais il n’empêche que la peur de se planter reste là. Et je crois que ce n’est pas plus mal.

Devenir trop confiant, pour moi, c’est courir à sa perte. Il faut trouver un juste milieu, entre confiance et abattement et écrire, écrire, toujours écrire. Même quand on ne sait pas où on s’en va.


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