L’échappée belle
L’assassinat de l’anthurium
Lundi matin, je me lève bien décidée à faire une lessive, je vais dans la raterie dire bonjour à mes bébés, et là, que vois-je? MON ANTHURIUM ASSASSINE! La veille j’avais oublié de mettre les ressorts de sécurité qui maintiennent la porte de la volière des rates, à présent bancale, bien fermée, et ces canailles durant la nuit en avaient profité pour monter sur le toit de la cage où se trouvait la plante, pour la massacrer. Naturellement à 7h30, après avoir festoyé toute la nuit à torturer l’anthurium, ces demoiselles fort fatiguées dormaient comme des bien heureuses avec de petits museaux innocents, l’air de dire “Qu’est-ce qu’il y a? Que se passe-t-il? Pourquoi nous dérange-t-on? Pourquoi la dame est-elle fâchée?” Sgreugneugneu! Résultat de la nouba des filles: au lieu de faire la lessive, j’ai passé une heure à réparer leurs dégâts! Ça m’apprendra à oublier de mettre les ressorts, car bien que la porte de la cage ferme, ces demoiselles savent très bien comment l’ouvrir lorsque j’oublie de la sécuriser. Qui a dit qu’un rat c’est con?
Si ce genre de surprise vous insupporte, évitez d’accueillir des rats chez vous. Il en va de même pour tous les animaux.

Plusieurs fois mes rates s’étaient attaqué à l’anthurium que j’avais posé sur leur cage afin qu’elle n’enlèvent pas le toit qui est simplement posé, or elles savent très bien réunir leurs forces pour le bouger et sortir de la volière, mais elles se contentaient de couper des feuilles et de creuser une galerie sous la terre! Souvent la vie de cet anthurium avait vacillé mais j’étais toujours parvenue à le sauver! Là IMPOSSIBLE! Miracle! Elles ont réussi à sortir les pavots séchés que contenait le vase en verre blanc, sans le renverser. Sur la photo on ne voit pas la terre, les pavos séchés et les feuilles d’anthurium dont elles ont recouvert le sol.

Tandis que je nettoyais la cage et les alentours, j’ai sorti les rates sur le lit des rongeurs afin de pouvoir manœuvrer sans être embêtée par leur curiosité. Dès que je m’approchais de la couche, elles dépassaient -comme toujours- le museau hors des couvertures pour jouer avec moi. Sans toute parce que je suis une vilaine maîtresse qui les bats quand elles font une sottise!

Les trois terreurs que je soupçonne d’être les instigatrices de la mise à mort de mon anthurium. Les trois meneuses qui se dépêchent de monter sur le toit de la volière dès que j’ai le dos tourné. Devant, la siamoise Hémicrânie descendante de mon premier rat Peste. A gauche Anne d’Autriche, petite-fille de mon premier rat nu Maître Yoda. A droite la noire Tourmaline, cousine d’Hémicrânie.
