Petit malaise personnel…
Je fréquente plusieurs réseaux, comme beaucoup d’entre nous.
-Hier, j’ai passé la journée, avec les militants d’Europe-Ecologie de ma région( Limousin)

-Je connais bien le milieu enseignant, je l’apprécie, et je me sens proche de beaucoup d’entre eux, et moins de certains autres… Le cercle, plus restreint, des ‘chefs d’établissement ‘ m’est plus difficile, et se limiterait par choix, qu’à certains d’entre eux. Quant à celui du Rectorat et de l’inspection académique, dont je dépends : je suis régulièrement en opposition, et m’y confronte, la plupart du temps, pour des ‘ différents ‘.. !
- Je connais d’autres milieux, culturels ou ‘ fraternels ..’… Et j’en arrive au ‘ cercle catho. ‘avec lequel, c’est loin d’être simple.
Bien qu’absentes du limousin, il y a dans le catholicisme, toutes sortes de communautés. Elles cultivent leurs particularité comme d’heureuses raisons à les préférer aux autres, plus ou moins appuyées, parfois jusqu’à frôler le repli sectaire … !
Il y a la paroisse : entité locale, tout à fait artificielle, très peu cohérente dans sa foi commune. Cette petite communauté est tiraillée entre son curé (
personnalité prépondérante…) et un petit groupe de laïcs assez centré sur lui-même, son pouvoir et ses prérogatives…

Mes convictions, ma Foi, mon désir de vivre et partager en société, se nourrissent d’un contenu spirituel : entretenu, porté, nourrit par une Eglise qui se décline de diverses manières. Ma difficulté, dans l’église catholique, est de ne pas trouver la ‘communauté’, dans laquelle je me sente en véritable relation et communion…
Quelques explications ? Pour 'remonter le niveau' de ce témoignage ( sincère ) mais proche de
- « Le catholicisme est devenu aujourd'hui, en bien des milieux, un phénomène de culture plutôt qu'un phénomène d'Église » (Lemieux, 1990).
- « Danièle Hervieu-Léger, l'une des spécialistes de la transformation des croyances religieuses, rappelle que « toutes les analyses sociologiques de la modernité religieuse mettent l'accent aujourd'hui sur l'éclatement des systèmes de croyance et sur la dissémination des petits récits croyants que les individus produisent eux-mêmes à partir de leurs aspirations, de leurs intérêts, de leurs dispositions, de leurs expériences ».
Ce bricolage individuel s'effectue en référence aux « grands récits » des traditions religieuses, dans lesquels les individus puisent comme dans une bibliothèque de symboles et de formes religieuses. Ce va-et-vient entre la pratique de croyances individuelles et les grandes traditions constitue partout la dynamique de transformation religieuse, dans un aller et retour permanent entre local et global. Les recompositions religieuses ne se font probablement pas selon le schéma « européocentré » bâti par la tradition sociologique de la sécularisation et de la modernisation. » ( revue ‘ Sciences humaines : JEAN-CLAUDE RUANO-BORBALAN )
