Ce port constitué de 500 m de quais, est mis à disposition de la chambre de commerce de Lyon. Il est prolongé à deux reprises : en 1929 les quais s´étendent à l´aval jusqu´au pont de la Mulatière pour créer un terre-plein affecté aux hydrocarbures d´une capacité totale des réservoirs de 16 000 mètres cubes . En 1930, les quais sont augmentés de 300 m à l´amont du port proprement dit . En 1953, la longueur totale est d´environ 1000 m. Ce port est caractérisé par son aspect linéaire de type quai unique, qui nuira vite aux activités de stockage et industrielles. En effet, il est conçu au départ pour assurer le trafic des marchandises avec un minimum d´entreposage. Mais son rôle d´entrepositaire se développe, bien qu´il ne puisse s´étendre ni au nord ni au sud. Les entrepôts sont loués par les négociants en charbons (30%) ; il reste encore aujourd´hui « des cases » du parc à charbon (entrepôts découverts, clos de murs de trois mètres de hauteur), où l´on stocke des produits pouvant rester à l´extérieur. Sinon les principales marchandises emmagasinées sont les produits métallurgiques (23%), les matériaux de construction (chaux et ciment 15%), les denrées alimentaires (13%) et les produits agricoles (10%). En 1970, le port se situe au 54e rang des ports fluviaux français et en 1975 au 7e rang des ports fluviaux concédés à des chambres de commerce et d´industrie. A partir de 1985, il est progressivement abandonné au profit du port Edouard-Herriot. En 1993, la chambre de commerce décide de recentrer toutes les activités sur la rive gauche du Rhône et de fermer le port Rambaud . Une partie des entrepôts est reprise par des marchands en gros.
http://www.culture.gouv.fr/culture/inventai/itiinv/lyon-confluent/dossiers/ia69000245.html
Photo perso d'hier