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Ci-giboulée m'était conté...

Publié le 21 mai 2010 par Elb
Ci-giboulée m'était conté...Et oui, c'est de saison, ça giboule tant que ça pleut.
Et pluie à verse en plus.
Sur Wiki, l'on apprend que la giboulée n'existe qu'en France ! Encore une exception française que le monde entier ne nous envie pas.
L'arrivée du printemps c’est aussi la symphonie des bourgeons, du vert tendre, de joues rougies. Nos narines frémissent au retour des parfums voletant et nos marins aux jupettes virevoltantes.
Pour les autres animaux, leur destin est plus ou moins enviable.
L’ours sort affamé de son long sommeil, les papillons sortent de leur cocon, les hirondelles on s’en fiche puisqu’elles ne font pas le printemps.
En revanche, pour les grenouilles, la montée en température c’est l’escalade de leurs petites échelles et des galères.
Au départ, on sait pas, ça se trouve notre petite grenouille, elle n'était qu'un prince plus ou moins charmant qui aurait dit à sa future belle-mère ses quatre vérités.
La marâtre, qui déteste Aymé est aussi sorcière à mi-temps; vexée comme une poule, elle le transforme d'un traitre coup bas tracien en grenouille.
C'est petit, mais tellement féminin…Rien de bien extraordinaire en fait, c’est le genre d’histoire qui arrive souvent, et ce dès notre plus tendre enfance.
Etang donné ce nouveau sort, Kermitt, en bonne grenouille  fait contre mauvaise fortune des bonds, et entame une vie de bénitier : fini les études en amphi bien gonflant. Peinarde, les fesses au frais sur son nénuphar, elle ne fait pas la fine bûche comme l’allumette mal braisée, et profite de tout repas vrombissant à porté de langue. D’une brasse coulée et nonchalante, elle drague la rainette acidulée du marais d’à coté.Pour vous ce n’est peut-être pas le paradis, or les grenouilles, elles, elles y coassent dur comme fer. Et sans vouloir faire de jeu de mots vaseux, il n'y a certainement pas de quoi en avoir mare....
Mais voilà, un jour, comme un ouragan, passe une fille un peu trop seule qui se prend pour une princesse. Fatiguée de cette vie monacale, elle attrape Kermitt, et sans se reposer la question, l’embrasse la bouche.
Smack !Pouf !Revoilà notre Prince qui réapparait tout nu dans les bras d'une dingo zoophile tellement moche qu'elle est obligée de se choper une grenouille sans défense pour rouler une pelle à quelqu'un...
Fini les concours de rots au clair de lune, le trampoline sur les nénuphars, les tirages de langue, les siestes vaseuses, les moustiques parties et la chasse aux mouches…
Bonjour les bastons super dangereuses avec les dragons, le débroussaillage d’orties urticantes aux abords du château, et tout ça pour vous coltiner très longtemps une maniaque de la poussière et du fuseau ainsi qu’une marmaille infatigable de bambins turbulents.
Avouez qu’il y a de quoi perdre son sang froid et faire dans son frog.

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