L'ouvrage "Contre la philosophie" de Monsieur Pigeard fait l'objet, dans le cirque de L'Encreblog, d'une thématique. La série de billets proposée ici n'explique pas, ne commente pas, ne clarifie pas, ne juge pas, ne met pas en opposition, mais joue, tente de balader le texte, lui montre certaines phrases, ou certains personnages, du moins tente de le faire, y songe, y pense. Afin d'une part de faire connaître le texte à qui passerait par là, intéressé par la pensée philosophique, et d'autre part à moi de vérifier ma pseudo compréhension du texte dont la lecture est toujours à l'œuvre.
La thématique consacrée au texte "Contre la philosophie" n'est donc pas à penser comme une série d'articles, un cycle, une conférence individuelle. Et si cela pouvait être un peu comme des numéros de clowns, ce serait déjà très bien. Le billet une fois livré mériterait sans doute correction, rectification, approfondissement, la lacune du web étant qu'on y parle trop vite, qu'on y lâche son opinion et qu'on n'y construit JAMAIS une pensée.
- La philosophie : "Le philosophe est pour [la philosophie] un livre impossible."
- Le pathématique : notamment par une lecture intelligente de Platon, Descartes et Hegel (par "intelligente", j'entends une lecture philosophique du texte au lieu d'un jeu des représentations du platonisme, du cartésianisme et de l'hégélianisme), le pathématique désignerait "l'expérience vivante" de l'être. Expérience que le philosophe, ou l'artiste, fait à travers des patiments. Le philosophe, ou l'artiste, enregistre la présence, sans prise avec le concept (existant et à venir) de l'être.
- Le pathétique : le remous de l'être dans la pensée. Le philosophe, avant ou à côté de la pensée mathématique, avant le travail du concept, se replie dans sa pensée, abrité du dehors (de la surface pathématique, qui est l'impensable, le monstre). Un regard sur soi, en soi.
- L'épiphilosophique : ce qui ne s'occupe pas de l'être, donc ce qui s'occupe de politique et conditionne la philosophie comme activité.
