Le problème aujourd’hui dans le monde des lettres, c’est que l’on ne s’y étripe plus guère. Il n’y a plus de Jules Renard pour traiter George Sand de «vache bretonne de la littérature», plus de Philippe Muray pour camper Philippe Sollers en «bureaucrate de la rebellitude», plus d’Angelo Rinaldi (désormais alourdi d’une épée et d’une Légion d’honneur) pour faire de Philippe Djian un «Henry Miller des salles de baby-foot». Pour avoir de vraies bonnes disputes d’écrivains, il faudrait qu’il y ait encore de vrais écrivains, diraient les méchantes langues. Mais il n’y en a plus non plus, de méchantes langues. Cette apathie générale pourrait avoir à terme des conséquences extrêmement fâcheuses.