Quand l’âme s’enchaîne au passé,
Sans lumière d’avenir,
Survivante de ses désirs,
Elle n’est qu’un rêve délavé.
Pour nous, passagers clandestins,
Perdus dans les flots agités,
Ballotés par nos vies usées,
Soumis pour toujours au destin.
Si nos chemins se déterminent,
Des mêmes erreurs en écho,
Des silences sans idéaux,
Que la fin au moins s’illumine !
Quand l’âme s’enchaîne au toujours,
Perdue des chemins d’avenir,
Absente de tous les plaisirs,
Elle se perd à l’ombre du jour.
par Stéphanie Le Béchec
