Choisir de construire un droit avenir, Empiler les pierres à n’en plus finir, Parier jour après jour sur les demain, Et fermer les yeux sur l’ennui quotidien. C’est beau. Et puis, moral, Il le faut. C’est bien normal.
Avoir usées ses années de patience, Et vieillir double en demi-existence, Oublier la possibilité des possibles, Et arrêter le cours des rêves indicibles. C’est bien. Et puis banal, C’est le destin. Il est fatal.
Arrêter de voir pour renier les hasards, Vivre des lois, des règles et des regards, Eviter de ressentir pour mieux mourir, Et justifier encore pour éviter de souffrir. C’est triste. Et puis usé, C’est une vie. Déjà enterrée. par Stéphanie Le Béchec
