Découragement

Publié le 09 août 2010 par Sambuca

Encore un sureau attaqué par les campagnols. C'est le onzième je crois. Cette fois ils ont fait très fort, il ne reste plus grand-chose du système racinaire.

C'est un Sambucus nigra 'Black Beauty'. Il était déjà beau, il avait fleuri et fructifié. Il n'avait plus aucune attache au sol. Le voici posé sur un tapis de fraisiers sauvages :

Et voici ses racines :

C'est bien ce qui est écrit dans Wikipedia : n'hésite pas à s'attaquer aux grosses racines des arbres qu'il ronge progressivement leur donnant une forme caractéristique en poignard.

Sur mon terrain de Romilly il ne s'attaque qu'aux sureaux et tous les sureaux, quelle que soit leur taille, peuvent être attaqués. Je dois bien en avoir une centaine, comment les protéger tous ? Les nouvelles plantations seront faites avec un cercle de piquets rapprochés autour. Mais protéger les autres demanderait des dizaines de jours et des tonnes de piquets. Toutes mes cendres de cheminée seront désormais déposées autour des sureaux, le campagnol n'aime pas ça. Une campagne de plantation de narcisses est prévue. Quel est l'imbécile qui a dit que les sureaux protègent des campagnols ?

'Black Beauty' a passé l'après-midi les racines, ou ce qu'il en reste, dans la mare. Il a été taillé puis je l'ai replanté dans une fosse tapissée de grillage à mailles lâches dont la partie au dessus du sol soutient ses branches.

Sambucus callicarpa, le sureau attaqué juste avant lui, semble vouloir survivre. Ses bourgeons sont en train de grossir.

Pourquoi une telle prolifération de campagnols ? Parce que nous détruisons, bêtement, ses prédateurs, les rapaces et les petits mammifères carnivores.

Le plus grand mangeur de campagnols, le grand spécialiste du campagnol, dont c'est au moins 90% voire plus de l'alimentation, c'est la belette. Des études scientifiques l'ont démontré. Mais elles ont peu de poids devant les croyances et les préjugés et on détruit la belette considérée comme nuisible ! C'est pourtant la meilleure protection des cultures pour lesquelles le campagnol est une calamité et ses éventuels dégâts collatéraux sont négligeables.