Deux critiques dans Lurelu

Publié le 15 septembre 2010 par Steveproulx

 


Hourra! On critique les tomes 3 et 4 de la série Le Cratère dans le dernier numéro (automne 2010) de la revue Lurelu, consacrée exclusivement à la littérature pour la jeunesse...

La tache des cauchemars
« Dans ce troisième titre d’une série de huit, Simon et Lili, quatorze ans et amis de toujours, assistent au Congrès des journalistes. Ils y présentent Le Cratère, journal de leur école. L’évènement se tient à Gorges Profondes, lieu désertique abritant un palace. Ce rassemblement est l’occasion de rencontres troublantes qui éclairent — faiblement — certains déplacements temporels où Simon est emporté malgré lui. Harcelé par un cauchemar récurrent, le journaliste en herbe se découvre un trou noir dans l’œil, trou qui va s’agrandissant.
 Avec des éclipses occasionnelles, le déroulement de l’intrigue est jalonné de « divagations d’écrivain », comme les définit le narrateur. Ces apparentes digressions, que l’on dirait rédigées par un observateur perspicace, présentent de fines analyses du comportement humain, revisité avec panache et humour. Parmi les petites subtilités de la présentation visuelle, on apprécie les cauchemars racontés en blanc sur fond noir, la typographie des onomatopées, les amusants rappels en bas de page des tomes antérieurs tout autant que certaines définitions savoureuses de mots d’usage courant.
 Inquiétante, l’impression de grand complot contre l’humanité est alimentée par une intrigue lente à se découvrir. Elle s’annonce à la fois passionnante et amusante à poursuivre, dans le prochain titre, L’horoscope particulièrement précis. »
 
Michel-Ernest Clément, pigiste

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L’horoscope particulièrement précis
« À l’occasion de la Semaine du travail, les élèves doivent réaliser un reportage sur une profession pour le journal étudiant, Le Cratère. C’est l’occasion pour Lili — guidée par un horoscope personnalisé — et Simon de côtoyer des personnages aussi diversifiés qu’un exterminateur, un oncle végétal, un chien nommé Hamelin et des Hommes en beige qui semblent peu recommandables.
Steve Proulx a une imagination à ricochets : les trouvailles surgissent et se succèdent à un rythme qui sait tout autant susciter que soutenir l’intérêt. Qui prend la série en cours de route aura certes un peu de mal à entrer dans le monde que Proulx a créé mais, une fois la porte ouverte, aura l’occasion de sympathiser avec les personnages et de les suivre autant dans l’aventure que dans l’émotion, l’humour ou même l’absurde. Le journalisme tisse la trame du récit ; l’auteur sait de quoi il parle, lui qui fait carrière dans ce métier.
Un parcours haut en couleur qui, visiblement, inspire les jeunes lecteurs qui s’expriment sur son blogue et apprécient son imaginaire, son style vivant et percutant, tout comme son humour et la touche du surnaturel qu’il insuffle à sa narration. Steve Proulx prend dans ce blogue le temps de leur répondre en détail, tout comme il se rend présent dans les médias et les salons du livre pour rencontrer garçons et filles impatients de connaître la suite des aventures dont on prévoit huit tomes. »
 
Catherine Houtekier, bibliothécaire