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La légende d'Ulenspiegel de Charles De Coster

Publié le 01 février 2011 par Naira
La légende d'Ulenspiegel de Charles De Coster
Né le même jour que Philippe II, empereur d'Espagne et des Pays-Bas, Till Ulenspiegel est aussi joyeux et drôle que l'autre est sinistre et mortifère. Lorsque le joug espagnol asservit la Flandre et la Zélande. Ulenspiegel le subit voyant son père, Claes, brûlé comme hérétique et sa mère, Soetkin, mourir sous la torture pour avoir voulu sauvegarder la fortune de son fils. Il va alors incarner l'esprit frondeur et libre face à l'oppression exercée par Philippe II et le duc d'Albe. Dans toutes les villes de Flandre et de Zélande, Ulenspiegel sème la révolte. Au terme d'aventures héroïques, accompagné du bon et honnête Lamme Goedzak, il libérera la Flandre.
Un roman belge, une fois!Charles de Coster, fondateur de la littérature belge, nous offre ce roman de 636 pages (à peine!) en 1867. La Belgique, toute neuve, avait, à l'époque, bien besoin d'une oeuvre au symbole d'union et de force (et peut-être en a-t-elle besoin à nouveau). Ainsi, ce personnage de légende qu'est Till Ulenspiegel était le sujet tout désigné. Outre cet aspect promotionnel, ce produit littéraire est un vrai petit bijou.  Utilisant le langage de l'époque ainsi que des termes flamands, le roman assied son côté historique, révélant une époque trop peu connue, au fil des aventures du célèbre mais légèrement oublié Till. Fils de Rabelais, cousin de Renart,  frère de Scapin, Ulenspiegel est un jeune homme attachant dont le culot n'a d'égal que la fraicheur malgré sa vie précocement marquée par la mort. Succesion de calembredaines et billevesées, le roman promet une lecture ponctuée d'éclats de rire si toutefois, on ne se trouve pas gêné par la complexité du produit littéraire induite par sa multiplicité temporelle, linguistique et symbolique. Ou, du moins, qu'on arrive à passer outre.

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