Bientôt l’heure d’ouvrir les petites et grandes surprises qu’on aura, chacun, préparé pour les proches avec une certaine frénésie. Dans quelques jours, ce sera la première de fêtes de fin d’année, que l’on passe traditionnellement en famille. Mais je dois bien l’avouer, je suis loin des réjouissances d’antan. Le contexte général nauséabond et mon état d’esprit actuel, assez proche de celui décrit par Agnès Maillard dans son monolecte, me pèse chaque jour un peu plus. Au propre comme au figuré, j’en ai plein le dos…
Pour ce qui est des cadeaux, l’année fut riche. On a vraiment été gâté, entre les lois liberticides, les enveloppes de Mamie Zinzin, les dérapages incontrôlés de ministres, les réformes de tout poils, il y en a de toutes les couleurs. Mais les plus imposants, il faut bien l’avouer, ne sont pas pour nous. Le plus gros de tous pèse 172 milliard d’euros. Voyons l’étiquette : de l’UMP pour le MEDEF, à moins que ça ne soit le contraire…
Si j’étais aux commandes, je ferais quoi de 172 milliards par an ? Fillon a dit qu’il en fallait 100 immédiatement pour le déficit, on les lui donne volontiers ! Avec le reste, on sauve les retraites et la sécu, et il en reste pour construire dare-dare des logements aux sans-abris, le tout sans ponctionner les plus faibles, et aussi sans affaiblir les plus riches… C’est tellement facile.
Ces privilèges commencent à faire trop de vagues. Le bouclier fiscal est à terre. Une nouvelle réforme sur la fiscalité semble bien sur les rails, mais, à l’image du dossier des retraites, je doute fort qu’il en sorte vraiment quelque chose d’équitable. Participer selon ses facultés contributives aux charges de la société est un principe élémentaire, dicté par le simple bon sens. Le tout est de s’entendre sur le terme «participer», et non sur «facultés contributives». Et là, je crois qu’il y a vraiment du boulot.
Quelques jours de vacances me feront le plus grand bien. Bonnes fêtes à vous tous.