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Mauvaise pente

Publié le 09 décembre 2010 par Alteroueb

Les temps sont durs. Des journalistes, amis pédophiles, ne cessent de mettre la pression et agacent. Un ex-footballeur s’occupe de finances, il neige en hiver, et le bouquet, les rues sont en pente. Mais le président et ses amis veillent. Pas de panique, pas de pagaille, tout glisse… Et quand les évènements risquent de leur échapper, il suffit juste quelques petits arrangements afin que tout rentre dans l’ordre.

Mauvaise pente
C’est un peu ainsi que s’est déroulé, le 25 novembre dernier, une visite du chef de l’Etat dans l’Allier, au Maillet-de-Montagne, paisible bourgade d’à peu près 2000 âmes, bêtes comprises. Las de se faire chahuter à chacune de ses escapades en province, comme à Châtellerault ou Saint-Lô en 2009, le protocole a donc déplacé en nombre les forces de l’ordre, et mis au frais préventivement une figure locale connue pour son engagement syndical.

Frédéric Le Marrec, 42 ans, militant du syndicat SUD, a raté la visite présidentielle, fermement invité à prendre le café à la gendarmerie locale pendant 5 heures… L’homme est connu dans le coin, c’est une figure, un gaillard. Actif et déterminé, il a participé à de nombreuses initiatives durant le conflit sur la reforme des retraites. Mais c’est bien connu, un syndicaliste, c’est un sinistre personnage qui vient gâcher la fête avec ses slogans et ses questions stupides sur la crise que seuls les petites gens subissent, le chômage, les sans-logis, l’injustice, la misère… Ce qui lui a semble t-il valu les «égards de la république».

Le plus drôle, si l’on peut dire, ce sont les explications du Préfet. Interrogé par Le Monde, il a simplement déclaré que le militant «voulait se faire de la publicité dans le milieu syndicaliste» et a été particulièrement bien traité pendant sa rétention : «Le café que lui ont servi les gendarmes devait être bon pour qu’il s’attarde autant à la gendarmerie». Prenez-nous bien pour des idiots.

Je suis un peu écoeuré, là, de cette suite continue de mépris des Lois, d’arrangement de la liberté la plus élémentaire, de manipulations grossières, d’ignorance de l’Histoire, de basse vengeance à tout va pour exorciser quelques complexes devenus trop grands et trop lourds. Si le président trouve le pays hostile au point de placer un CRS pour 3 habitants à chacune de ses visites en province, tout en filtrant les «possibles» voix dissonantes, je lui conseille de rendre son sceptre et de commencer sa «dolce vita» dès à présent. Et à vous autres de lire, ou relire «Matin brun».

L’hiver va être long, ça glisse de plus en plus… vers la dictature.


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