Ce qui est vrai c'est que j'aurais du mal à vivre hors de mes montagnes. Cela pourrait être dans les Alpes, les Rocheuses ou bien l'Himalaya, mais j'aurai toujours besoin de voir un certain relief autour de moi pour me sentir bien dans mon élément. Pour des raisons que je ne peux pas vraiment expliquer, je vois la montagne différemment que n'importe quelle autre personne née ailleurs, et peu y percevoir des détails qui échappent généralement à tous les autres. Ce n'est pas seulement les montagnes, mais le ciel, les nuages, la lumière et la neige. Ma relation avec mon environnement est instinctive. Je suis capable de « sentir » les avalanches et tous autres dangers avant de m'aventurer dans des endroits exposés ; mon comportement est capable de se modifier sans aucun effort conscient de ma part. Je n'ai rien appris de tout cela à l'école, ce sens est simplement innée. C'est juste là et n'a rien avoir avec une réponse apprise.
Quand je prends le temps de faire l'inventaire de ces talents, j'ai alors tendance à sentir que plus que personne, j'appartiens a ce milieu montagnard, à l'exclusion sans doute de tous ceux qui contrairement à moi, n'y sont pas nés et ne pourront jamais être en communion avec les éléments comme je suis capable de l’être. Si vous lisez ceci et venez de la plaine, de la ville ou d'une région côtière, vous ne serez sans doute pas d'accord, mais cela va être bien difficile de me faire changer d'avis.Cela dit, plus j'y pense, plus toute cette histoire est en fait à propos de la résistance que nous avons tous à la diversité et si, à l'époque, il y avait eu davantage d'efforts fait en faveur d'un mixage harmonieux de toutes ces cultures, nous y aurions tous gagné, mais je vais réserver cette partie de la discussion pour de futurs blogs, donc une fois de plus, restez bien à l'écoute!
